À l’occasion d’un point avec la presse le 31 juillet, le ministère de l’Agriculture a indiqué, qu’une dizaine de jours après le début de la campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), un tiers des bovins de la zone concernée avaient reçu leur dose. Cela ne signifie pas pour autant que la campagne se terminera dans une vingtaine de jours : « Nous ne pouvons pas faire de projection linéaire », indiquent les services. En effet, les vétérinaires sont encore peu intervenus dans les estives, où le rythme de vaccination promet d’être plus faible. Le ministère de l’Agriculture indique que la France n’a pas fait de nouvelle commande de doses, estimant que le volume actuel suffit à vacciner la zone réglementée en l’état, malgré une seconde extension.
En effet, suite à la détection d’un nouveau foyer le 24 juillet, la zone a été, à nouveau, étendue vers l’Est, de quelques dizaines de kilomètres, avait annoncé la DGAL (ministère de l’Agriculture) dans un courrier de suivi de la maladie envoyé aux professionnels. « Cette extension ajoute des communes en zone de surveillance et donc des bovins à vacciner (de l’ordre de 24 000) : le nombre de doses disponibles est suffisant pour absorber cet ajout », précise la direction sanitaire du ministère. Au 31 juillet, le ministère dénombrait 51 foyers, et 1 000 animaux à abattre.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Face à la presse, le ministère a réaffirmé l’intérêt de l’abattage total, contre l’abattage partiel : « Si on n’abat pas, on n’endigue pas la maladie », expliquent les fonctionnaires, mettant en avant l’existence de formes subcliniques (sans expression de symptômes), qui peuvent constituer des réservoirs de la maladie, et de tests faux négatifs, le virus étant présent par intermittence dans le sang des animaux.