« Trois cas de maladie hémorragique épizootique (MHE) ont été confirmés en Vendée hier, suite à des suspicions cliniques sur des bovins nés et élevés en Vendée », a annoncé le groupement de défense sanitaire (GDS) du Maine-et-Loire sur son site web le 14 novembre. Selon le bulletin du groupement technique vétérinaire (GTV) des Pays de la Loire, ces cas confirmés par le laboratoire national de référence se situent à La Jonchère, Saint-Vincent-sur-Graon et Aubigny-les-Clouzeaux, au sud de La-Roche-sur-Yon. Une zone réglementée se mettra en place à partir du 18 novembre dans un rayon de 150 km autour des foyers, affirme le GDS ; les ruminants vivants devront subir un test PCR et une désinsectisation pour en sortir. Avec plus de 800 000 vaches, la région des Pays de la Loire possède d’importants cheptels laitier (3e région française), allaitant (5e), mais aussi de veaux de boucherie (3e).
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Les cas vendéens ouvrent un nouveau front vers le Nord, alors que la maladie était pour l’instant présente dans treize départements du Sud-Ouest. Au 9 novembre, le ministère de l’Agriculture recensait 2 954 foyers depuis l’introduction de la maladie en France mi-septembre. Lors d’une visite dans un élevage touché le 2 novembre, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a confirmé qu’il travaille avec les professionnels sur des dispositifs d’indemnisation, tout en annonçant la prise en charge des tests PCR pour confirmer la maladie (mais pas avant de déplacer les animaux). « Trop de questions demeurent sans réponse », ont réagi les associations spécialisées bovines de la FNSEA (FNB, FNPL), qui demandent une indemnisation rapide et une réouverture des marchés encore bloqués pour l’export des animaux vivants (Grèce, Algérie).