Quelque 40 % des coupeurs brésliens de canne à sucre de cinq exploitations sont soumis à des conditions de travail « dégradantes », a indiqué l’inspection brésilienne du travail. Selon elle, près de Marilia, à 450 km de la métropole de Sao Paulo, 400 coupeurs de canne sur un millier n’avaient ni équipements de sécurité, ni protection contre le soleil, ni eau, ni toilettes, ni local où prendre leurs repas.
Le président de la fédération Force syndicale, Paulo Pereira da Silva, a indiqué que 18 travailleurs étaient morts d’épuisement durant la récolte 2005-2006, d’après une étude de la Commission pastorale de la terre et d’une université locale.
Selon ce syndicat, les coupeurs de canne récoltent en moyenne 10 à 12 tonnes par jour, durant 12 heures, parcourent 8,8 km et donnent 73 600 coups de machette, pour un salaire mensuel de 400 reals (192 dollars au taux actuel).
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« Le Brésil veut promouvoir sa production d’éthanol dans le monde mais il ne peut le faire avec des travailleurs en situation de semi esclavage parce que les travailleurs des autres pays ne vont pas l’accepter », a estimé le responsable syndical.
En 2006, le Brésil a produit 17,7 milliards de litres d’éthanol à base de canne à sucre, soit quelque 35 % de la production mondiale.