La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a promulgué une loi controversée qui révise le code forestier du pays. Entré en vigueur le 18 octobre, le texte prévoit, comme le précédent, que les propriétaires terriens conservent une partie des forêts, jusqu’à 80% en Amazonie, et 35% dans le cerrado (savane), mais les agriculteurs peuvent désormais inclure des berges des rivières et des collines abruptes dans leur calcul. Ce qui fait dire aux écologistes que cette nouvelle loi ouvre la voie à la déforestation en Amazonie. La présidente Rousseff a opposé son veto à certains des points proposés par le Parlement – après des années de négociation – notamment l’amnistie des auteurs de coupes forestières illégales et l’autorisation d’installation de fermes dans les zones défrichées avant juillet 2008. La Confédération brésilienne de l’agriculture (CNA), premier syndicat agricole, s‘est félicitée de l’adoption de ce texte, estimant que « le nouveau Code forestier donne une plus grande sécurité juridique à la production alimentaire au Brésil, tout en restant l’une des législations environnementales les plus strictes du monde ».
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