Bretagne Saumon, cette société de Châteauneuf-du-Faou dans le Finistère, dont l’usine avait entièrement brûlé au début de l’hiver 2002, a repris rapidement ses marques.
Nous prévoyons 13,5 millions d’euros de chiffre d’affaires contre 10 millions d’euros en 2002, dernier exercice de référence », explique le p.-d.g. Hervé Delpierre. Volume déjà signé qu’il ne reste plus qu’à livrer : 850 tonnes de saumon et de truite fumée (60-40) contre moins de 650 tonnes il y a deux ans. Les contrats ont été vite récupérés et Bretagne Saumon a progressé en marques de distributeurs. Dans les ventes françaises, qui constituent 80 % du total, la grande distribution figure à hauteur de 65 % et les MDD représentent l’essentiel.
Bretagne Saumon possède toujours l’exclusivité commerciale de la marque Maxim’s de Paris, en France et pour l’étranger (Belgique, Suisse, Japon et Italie dans une moindre mesure). Mais la dynamique de la marque dont les ventes sont stables à 17 % du chiffre d’affaires, est freinée dans les rayons où les distributeurs privilégient une ou deux marques propres en accompagnement de leur MDD et des premiers prix, en progression constante.
1 400 tonnes de capacités
Bretagne Saumon, qui vient de prolonger pour trois ans l’exclusivité commerciale qu’elle détient depuis 1993 sur la marque, a donc fait le choix d’animer l’offre de Maxim’s de Paris. Figurent dans son catalogue cette année des rillettes de maquereau, sardine et thon en barquettes, pour l’heure uniquement référencées dans des hypermarchés Leclerc de Bretagne. L’activité a une valeur de test avant son élargissement à d’autres enseignes. Aussi, Hervé Delpierre se garde bien d’annoncer la moindre prévision chiffrée.
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En revanche sur le segment du saumon et de la truite fumée bio, la société de Châteauneuf-du-Faou devrait faire décoller ses ventes en 2005. « Nous en produisons une vingtaine de tonnes en MDD pour Monoprix, et devrions atteindre une cinquantaine de tonnes l’année prochaine avec un nouveau référencement », confie le dirigeant.
Pour le reste, la PME travaille les produits label rouge (une soixantaine de tonnes) et réalise des fabrications en tranché main et machine. L’usine reconstruite il y a un an a été dimensionnée pour atteindre 1 400 tonnes avec quelques investissements. Bretagne Saumon emploie 80 salariés permanents. En fin d’année, ses effectifs atteignent 200.