La société Bretagne Truites, émanation de plusieurs pisciculteurs bretons, entre sur le segment nouveau pour elle du frais emballé. Et investit pour ce faire dans l’extension de son usine de Plouigneau dans le Finistère.
Fournisseur uniquement du rayon marée de la grande distribution, l’industriel finistérien Bretagne Truites, à Plouigneau, veut s’engager dans le segment du frais emballé. Il va investir 800 000 euros dans l’extension de son usine, en particulier dans le conditionnement sous atmosphère contrôlée, clé d’entrée de ce segment de marché.
Selon l’Ofimer qui s’appuie sur un panel TNS, les achats de poisson nature préemballé en 2005 ont progressé de 2 % en France, pendant que les ménagères réduisaient leurs achats de poissons entiers de 4 % et de poissons découpés de 3 %. Bretagne Truites se prépare donc à accéder à un marché en croissance, qui plus est avec des prix en forte augmentation sur 2005 (+ 10 %), selon l’Ofimer.
« Avec 4 000 tonnes de truites dont près de 3 000 destinées uniquement au marché du frais, nous sommes le premier transformateur de truites de France », revendique Dominique Charles, directeur de l’entreprise. Précisément, Bretagne Truites destine au frais 1 700 à 1 800 tonnes de truites en filets, 1 200 à 1 300 de petites truites commercialisées entières. Il vend le reste, de grands filets, à la fumaison. L’an passé, il a exporté 20 % de son chiffre d’affaires de 11 millions d’euros.
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Le frais emballé : à volume constant,valeur accrue
Bretagne Truites entre sur le segment du frais emballé après mûre réflexion de ses actionnaires, sept pisciculteurs à la tête d’une vingtaine de sites en Bretagne, rassemblés dans la Coopérative des aquaculteurs bretons. Selon Dominique Charles, la progression du chiffre d’affaires de Bretagne Truites, ces dernières années, était intimement liée aux volumes apportés.
En deux ans, dit-il, le chiffre d’affaires est passé de 7 à 11 M EUR, à peu près au même rythme de progression des volumes. Or la Coopérative des aquaculteurs bretons parvient à un palier en termes de production. Seule solution pour maintenir la croissance : attribuer plus de valeur au poisson vendu par le service, le frais emballé.
Dominique Charles ne donne aucune précision des volumes ou valeurs qu’il affectera à ce marché. Il indique juste que Bretagne Truites proposera aux acheteurs de GMS des verrines d’œufs de truites en plus des barquettes de truites. Il prévoit d’atteindre les 12,5 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici trois ans. La société qui travaille avec 30 salariés en annonce 10 de plus d’ici là.