La PME finistérienne Bretagne Viandes a changé de propriétaire, mais elle reste indépendante. Thomas Doreau, qui travaillait déjà depuis longtemps avec la société comme prestataire de service dans la logistique, a repris l'entreprise à Denis Le Roy en début d'année. Il est accompagné dans cette transmission par six cadres, actionnaires minoritaires à ses côtés.
Le déclin de la consommation de viande bovine en France ne fait pas peur à Thomas Doreau. « C'est une préoccupation pour les plus gros opérateurs du marché. Bretagne Viandes est une PME régionale qui dispose de belles marges de progression. Notre objectif est de nous renforcer au niveau régional », explique-t-il. Bretagne Viandes, qui abat 30 000 gros ovins et 15 000 veaux par an (soit 13 500 tonnes) ne veut pas tant développer ses volumes que valoriser les produits qu'elle vend. « L'entreprise a investi 2 millions d'euros l'an passé dans un atelier de troisième transformation (hachés, piéçage, ndlr) et nous allons investir 1 million d'euros cette année dans l'agrandissement et la modernisation de l'atelier de deuxième transformation (découpe, ndlr) », annonce le dirigeant.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Bretagne Viandes travaille pour 40 % en région (notamment avec le réseau traditionnel), 30 % au niveau national (industriels et GMS) et 30 % à l'export. La société, basée à Quimper, annonce 80 millions d'euros de chiffre d'affaires. Elle emploie 135 personnes, auxquelles il faut ajouter une trentaine de salariés de prestataires extérieurs. La gestion de l'atelier de découpe, notamment, est sous-traitée.