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ABATTOIR/INVESTISSEMENT Bretagne-Viandes veut renforcer la troisième transformation

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Bretagne-Viandes (Quimper), société d'abattage de bovins de dimension régionale (80 millions d'euros de chiffre d'affaires, 135 salariés permanents) est actuellement engagée dans un programme pluri-annuel de 2 millions d'euros sur trois ans.

Thomas Doreau, le nouveau dirigeant de Bretagne-Viandes, société qu'il a récemment reprise, souhaite augmenter la valeur ajoutée en développant la troisième transformation, essentiellement pour la restauration commerciale et collective. C'est tout le sens des investissements engagés ces derniers mois par l'entreprise qui vont se poursuivre sur 2015 et 2016. Depuis qu'elle a racheté un bâtiment voisin auparavant propriété de Doux (fin 2012), Bretagne-Viandes dispose d'une grande surface d'entreposage en froid négatif (3 000 mètres carrés) et, surtout, d'un peu plus de 2 000 mètres carrés couverts disponibles. C'est là que l'abattoir de dimension régionale (570 gros bovins et 280 veaux abattus par semaine) a commencé à transférer ses activités de troisième transformation pour les déveloper dans un pôle dédié. Il y a là, depuis octobre 2013, « un premier atelier de fabrication de steak haché surgelé, explique le jeune dirigeant. Depuis, nous y avons ajouté l'atelier boucherie et cette année, nous créerons un second atelier “steak haché”, celui-là en frais. »

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Il a encore budgété, cette année, des travaux sur la partie découpe et envisage d'investir en 2016 dans le refroidissement de l'abattoir dont les capacités pourraient être multipliées par trois. Sur son site initial, Bretagne-Viandes va en profiter pour rationaliser une surface de production qui n'avait plus bougé depuis presque trente ans. Avec tous ses investissements, Bretagne-Viandes ne fera pas de bonds quantitatifs. Elle travaille déjà au maximum autorisé par les autorités (13 000 tonnes par an). Elle ne modifiera pas non plus ses circuits de distribution - 40 % en sur la Bretagne et 30 % au national (cheville pour détaillants), 30 % à l'export (jeunes bovins). En revanche, c'est de la valeur ajoutée qui est recherchée par transfert de volumes de la seconde vers la troisième transformation. Objectif ? doubler sous trois ans le volume du pôle de troisième transformation en passant de 750 à 1500 tonnes, dit en substance Thomas Doreau.