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Brexit : démission surprise du ministre britannique David Frost

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Toujours en attente d’un accord sur les procédures douanières et les contrôles sanitaires dans le cadre du protocole nord-irlandais, le ministre britannique chargé du Brexit, David Frost, a décidé de claquer la porte, mécontent des récentes décisions prises par Londres. C’est Lizz Truss, actuelle ministre britannique des Affaires étrangères, qui reprendra le flambeau. La reprise officielle des négociations est prévue le 10 janvier.

Coup de théâtre alors que les négociations sur le protocole nord-irlandais s’enlisent, le ministre britannique chargé du Brexit, David Frost, a annoncé le 19 décembre sa démission. Mécontent des récentes décisions prises par le gouvernement de Boris Johnson notamment sur les nouvelles restrictions pour combattre le Covid-19, l’augmentation des taxes ou la politique climatique, il a donc décidé de laisser sa place après deux ans de bons et loyaux services. Le dossier des relations avec l’UE a donc été remis à l’actuelle ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, qui aura la lourde tâche de parvenir à un accord avec l’UE sur le protocole nord-irlandais. Alors qu’un compromis devait être trouvé avant le 15 décembre, les négociations reprendront finalement le 10 janvier, date à laquelle elle devra, outre les adaptations techniques concernant les procédures douanières et les contrôles sanitaires et phytosanitaires, résoudre l’épineuse question du recours à la justice européenne pour le règlement des conflits. David Frost s’était toujours fermement opposé à cette possibilité mais avec l’arrivée de Liz Truss (qui défendait le maintien du Royaume-Uni dans l’UE lors du référendum de 2016) Londres pourrait assouplir sa position sur ce sujet.

Londres appelée à rendre la pareille

À l’occasion de la présentation par l’UE le 17 décembre, d’un plan visant à garantir l’approvisionnement à long terme en médicaments de la Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord, le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a notamment indiqué que « les pourparlers sur les procédures douanières pourraient aboutir à un accord sur des mesures qui apporteraient des simplifications significatives pour les opérateurs sur le terrain ». Sur ce point, il a ajouté que « Bruxelles a proposé une réduction considérable sans équivalent pour aucun autre pays tiers, tout en protégeant l’intégrité du marché unique de l’UE grâce à un certain nombre de conditions préalables et de sauvegardes ». Concernant les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), il a souligné que « le gouvernement britannique doit encore rendre la pareille à l’UE, qui pourrait simplifier considérablement la certification et réduire d’environ 80 % les contrôles pour un large éventail de produits de détail provenant de Grande-Bretagne et destinés à être consommés en Irlande du Nord ».

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En outre, Maros Sefcovic a indiqué que « l’UE restait engagée de façon inébranlable en faveur de la stabilité et de la prévisibilité pour les citoyens et les entreprises d’Irlande du Nord », tout en exhortant « le gouvernement britannique à en faire de même ».