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Brexit : des coûts "prohibitifs" pour les exportateurs européens

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Alors que le Royaume-Uni prévoit de mettre en œuvre des contrôles douaniers post-Brexit sur les importations dès octobre 2023, l’eurodéputé centriste Martin Hlavacek (République tchèque) alerte dans un projet d’avis, adopté le 29 juin à une large majorité par la commission de l’Agriculture, sur les risques de hausse des coûts et de perturbations dans la chaîne de valeur, en particulier pour les produits périssables. Une inquiétude partagée par Claire Geroudet, responsable Export au sein de la Fict (charcutiers industriels français) qui explique que « ces nouvelles règles imposeront des certificats sanitaires pour les produits frais et non pour les produits réfrigérés, ce qui va engendrer une hausse du coût logistique étant donné que les exportateurs devront dorénavant procéder à deux envois ». Une hausse des coûts qui sera aussi liée à l’instauration par Londres d’une redevance comprise entre 20 et 43 livres sur chaque lot importé en provenance de l’UE. Une perspective qui pourrait, selon Claire Geroudet, « inciter les entreprises exportatrices à restreindre les produits expédiés en raison du coût prohibitif et ainsi éviter de payer deux fois la redevance ». Certaines « pourraient même décider d’arrêter définitivement leurs relations commerciales avec le Royaume-Uni », alerte-t-elle.

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Le Royaume-Uni a présenté au mois d’avril un plan destiné à progressivement simplifier les contrôles douaniers post-Brexit sur les importations en provenance, entre autres, de l’UE. Ce nouveau dispositif entrera en vigueur à partir d’octobre 2023 avec l’introduction d’un certificat sanitaire numérique pour les importations de produits animaux à risque moyen (viande, produits laitiers, poisson) et les denrées alimentaires et aliments pour animaux à haut risque d’origine non animale en provenance de l’UE. À partir de janvier 2024, des contrôles documentaires, d’identité et physiques fondés sur les risques, seront mis en place pour les produits animaux, les plantes, les produits végétaux et les denrées alimentaires et aliments pour animaux à haut risque d’origine non animale en provenance de l’UE.