Dans une lettre ouverte datée du 1er juillet, plusieurs organisations horticoles européennes (pépinières et distribution) s’inquiètent des effets des contrôles à l’importation mis en œuvre à la frontière du Royaume-Uni le 30 avril. Ils soulignent d’importants retards engendrés par les contrôles, des pertes de produits et l’augmentation des coûts d’importation, qui auraient bondi de 25 % depuis la mise en œuvre des contrôles. À titre d’exemple, la lettre cite le cas d’une entreprise de transport ayant subi 93 heures d’attente la semaine du 30 avril, ce qui lui a coûté environ 45 000 € de salaire supplémentaire, et elle prévoit une augmentation de 1,77 M€ de ses coûts sur un an. Les pépinières sont désormais classées comme « à haut risque » par les autorités britanniques, ce qui entraîne des taux d’inspection nettement plus élevés que pour les importations de viande et de produits laitiers.
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« En tant qu’activité saisonnière, nous avons besoin d’un plan pour moderniser ou accélérer les alternatives aux contrôles aux frontières, là où l’infrastructure n’est pas adaptée à son objectif », expliquent les signataires. Les importateurs britanniques sont aussi critiques, mettant en doute « la capacité limitée des postes frontières, affirmant qu’ils manquent d’équipements adéquats » pour gérer certains produits horticoles (grandes plantes et arbres). Des craintes sont aussi soulevées sur la qualité des inspections frontalières, augmentant le risque de propagation de maladies (Xylella fastidiosa par exemple). Le gouvernement britannique assure travailler à rationaliser le processus et a publié des directives visant à minimiser les retards. Il soutient que les contrôles sont effectués par du personnel formé selon des procédures strictes.