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Brexit : le marché intérieur européen, « priorité vitale » pour l’agroalimentaire britannique

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Le syndicat agricole NFU et 71 entreprises de la filière agroalimentaire britannique, dont des détaillants comme Marks & Spencer, ont appelé Theresa May à faire du maintien du libre accès au marché intérieur européen, après le retrait du pays de l’Union, une « priorité vitale » des négociations sur le Brexit. Dans une lettre adressée le 30 novembre à la première ministre, les signataires jugent également « essentiel » pour leur secteur l’emploi saisonnier et à temps plein de main-d’œuvre UE et non UE.

« Bien sûr que nous l’envisageons », a répondu le secrétaire d’État britannique à la sortie de l’Union européenne, David Davis, à la question d’un député de l’opposition qui lui demandait, le 1er décembre à la Chambre des communes, si « le gouvernement envisagera de faire une quelconque contribution […] pour avoir accès au marché unique » de l’Union.

À Bruxelles, Michel Barnier a estimé le 6 décembre, lors de sa première conférence de presse en tant négociateur en chef de la Commission européenne pour le Brexit, qu’un accord devra être conclu « d’ici octobre 2018 » pour laisser le temps de mener la procédure à son terme avant les élections européennes de 2019.

L’ex-ministre et commissaire européen français avait présidé le 29 novembre une réunion technique de coordination avec le Parlement européen, les États membres de l’UE et le secrétariat du Conseil de l’UE, consacrée aux pourparlers avec le gouvernement britannique qui devraient être lancés d’ici fin mars lorsque celui-ci aura déclenché la procédure de l’article 50 du traité européen.

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Les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-huit se concerteront lors d’un dîner de travail qui se tiendra à l’issue du sommet européen du 15 décembre à Bruxelles.

Tenter de reproduire à l’OMC les règles applicables à l’UE

Le gouvernement britannique travaille sur les nouvelles règles de son adhésion à l’OMC qui entreront en vigueur après le Brexit et va chercher à reproduire les règles existantes conclues par l’Union européenne, a annoncé le 5 décembre le ministre britannique du commerce, Liam Fox. « Afin de minimiser une rupture du commerce mondial au moment où nous quitterons l’UE, le gouvernement va préparer dans la période à venir les projets nécessaires de règles qui reproduiront autant que possible nos obligations actuelles », indique-t-il dans une communication écrite au Parlement. Selon nombre d’experts, ce « copier-coller » pourrait être assez aisé, sauf pour les sujets liés à l’agriculture.