La Cour suprême britannique a jugé illégale, le 24 septembre, la décision du Premier ministre britannique Boris Johnson de suspendre le Parlement entre le 9 septembre et le 14 octobre, soit deux semaines avant la date du Brexit. C’est donc un Boris Johnson affaiblit politiquement qui se rendra au sommet européen des 16 et 17 octobre à Bruxelles, où il tentera de négocier un nouvel accord avant la date officielle de sortie du Royaume-Uni de l’UE le 31 octobre.
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Une perspective ainsi peu reluisante pour l’agriculture irlandaise qui pourrait voir la disparition d’environ un tiers de ses exploitations agricoles en cas de Brexit sans accord en raison notamment d’une potentielle hausse brutale des taxes douanières, a prévenu le 17 septembre la Banque centrale irlandaise. L’institution déclare dans un communiqué qu’« environ un tiers des exploitations agricoles sont classées comme vulnérables économiquement ». Ajoutant que « ces entreprises se battraient pour survivre à un Brexit sans accord, qui pourrait voir les droits de douane de l’Organisation mondiale du commerce prélevés sur les exportations de la République vers le Royaume-Uni. Dans le cas de la viande bovine, ces droits de douane pourraient s’élever à 50 % du prix à l’exportation actuel, ce qui rendrait la viande bovine irlandaise extrêmement peu compétitive sur son principal marché d’exportation ». Mark Cassidy, directeur des études économiques et statistiques au sein de la Banque centrale irlandaise précise que « la faible rentabilité de certains secteurs et la forte dépendance à l’égard des paiements directs sont des points importants à ne pas ignorer. Des risques tels qu’un Brexit sans accord ou d’autres chocs négatifs peuvent exacerber les défis actuels auxquels sont confrontés certains agriculteurs ».