Hauts-de-France, Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine : ce tiercé dans l’ordre est celui des régions françaises les plus exposées – du point de vue agroalimentaire – à un Brexit sans accord. D’après les calculs de l’APCA (chambres d’agriculture) présentés le 20 juin, ces territoires pourraient respectivement perdre 87, 67 et 65 M€. Les Hauts-de-France exportent au Royaume-Uni des volumes conséquents de produits industriels (sucre, pet food, produits amylacés, pâtes alimentaires et produits à base de viande). Pour Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine, l’impact s’explique par le poids des vins et spiritueux dans les exportations. Ces chiffres se situent dans la fourchette basse, car ils n'englobent que des surcoûts dus aux perturbations des échanges, aux frais douaniers et aux effets de change. Ils n’incluent pas de potentielles baisses de volumes ou d’autres effets indirects sur les marchés, encore inconnus à ce jour. Pour l’ensemble de l’agroalimentaire français, la perte pourrait se chiffrer à 500 M€, d’après l’APCA. 40 % de ces pertes concerneraient le seul secteur des boissons, vins et spiritueux (devant les produits laitiers, les fruits et légumes et la biscuiterie-boulangerie).
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