En raison de perturbations dans les échanges commerciaux entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a indiqué le 17 mai devant les députés de la Chambre des communes que le gouvernement comptait « introduire un projet de loi dans les prochaines semaines pour apporter, sans l’éliminer, des changements au protocole nord-irlandais ». Ce texte, compatible selon Londres avec les obligations du Royaume-Uni en matière de droit international, vise à créer un nouveau canal vert, libérant ainsi les marchandises exportées en Irlande du Nord de démarches administratives (douanières et sanitaires). Quant à celles destinées à l’UE, elles resteront soumises aux règles actuellement en vigueur. « Les entreprises pourront ainsi choisir entre respecter les normes britanniques ou européennes dans un nouveau régime de réglementation double », ajoute Liz Truss. Avant de préciser que « parallèlement à l’introduction de la législation, nous restons ouverts à de nouvelles discussions avec l’UE ». De son côté, le Premier ministre britannique Boris Johnson a indiqué que « le gouvernement souhaitait se débarrasser de quelques obstacles relativement mineurs au commerce » et a assuré qu’il existait « de bonnes solutions communes, pragmatiques, sensées ».
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Une initiative qui a une nouvelle fois fait vivement réagir le vice-président de la Commission européenne en charge du Brexit, Maros Sefcovic. Il prévient que « si le Royaume-Uni décide d’aller de l’avant avec un projet de loi qui prive le protocole de ses éléments constitutifs, l’UE devra réagir avec toutes les mesures à sa disposition ». Il souligne que « les actions contredisant un accord international ne sont pas acceptables ». En cas de modification unilatérale du protocole, Bruxelles avait déjà prévenu qu’une telle action pourrait remettre en cause l’accord de commerce et de coopération en vigueur depuis janvier 2021.