Lors d’une réunion avec les ambassadeurs des États membres à Bruxelles le 7 octobre, le négociateur européen sur la relation post-Brexit, Michel Barnier, les a appelés à trouver un compromis sur la question de la pêche dans les négociations commerciales avec le Royaume-Uni. « Si nous voulons un accord, nous devons trouver un accord sur la pêche », a-t-il souligné à cette occasion. Avant d’indiquer que « nous avons besoin d’un compromis que nous ferons parvenir au Royaume-Uni dans le cadre d’un accord global ». La pêche, comme les conditions de concurrence équitable et la gouvernance du futur accord, est l’un des principaux points de blocage entre Londres et Bruxelles depuis le début des négociations. De leur côté, les Européens espèrent maintenir en l’état l’accès de leurs pêcheurs aux eaux britanniques, très poissonneuses, après la période de transition post-Brexit, qui se termine le 31 décembre, alors que le Royaume-Uni souhaite limiter cet accès et propose que les droits de pêche dans ses eaux soient renégociés chaque année.
L’échéance du 15 octobre
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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, ont convenu, lors d’un entretien par visioconférence le 3 octobre, d’accélérer les négociations commerciales. Depuis, les négociations entre l’UE et le Royaume-Uni ont repris du 7 au 9 octobre avec l’ambition de trouver des compromis sur les principales pierres d’achoppement. Les discussions reprendront ensuite à Bruxelles, à quelques jours du sommet européen du 15 octobre, date limite fixée par Londres pour finaliser un accord. Mais a prévenu le premier ministre britannique Boris Johnson, le Royaume-Uni peut « très bien vivre » avec un no-deal.