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Brexit : pas de progrès au sommet européen, faute de propositions nouvelles de Londres

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Après avoir entendu la première ministre britannique Theresa May, qui n’a pas été en mesure de faire de nouvelles propositions, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-sept n’ont pu progresser sur le dossier du Brexit, le 17 octobre au soir à Bruxelles, notamment sur la question du filet de sécurité (« backstop ») destiné à éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. Ils ont admis qu’un délai supplémentaire était nécessaire pour parvenir à un accord permettant une sortie ordonnée du Royaume-Uni, mais ont choisi de ne pas convoquer le sommet européen extraordinaire initialement envisagé les 17 et 18 novembre.

L’absence d’accord, un scénario « catastrophique » pour les agriculteurs

Theresa May a par ailleurs exprimé une certaine ouverture vis-à-vis à de la proposition, lancée la veille par le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, d’étendre d’une année la période de transition envisagée, soit jusqu’à fin 2021.

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Les Vingt-sept ont toutefois souligné qu’il convenait de continuer à se préparer activement au scénario d’un retrait britannique sans accord. Un scénario qui serait « catastrophique » pour les agriculteurs de l’UE et du Royaume-Uni, selon les organisations professionnelles des Vingt-huit.

« Un accord sur le retrait (avec une période de transition) reste l’objectif principal de l’Union dans les négociations en cours, mais tous les scénarios doivent être préparés », souligne le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en réponse à une question parlementaire. Et, selon lui, « quel que soit le scénario envisagé », le Brexit, le 30 mars 2019, « entraînera des perturbations considérables pour les citoyens, les entreprises et les administrations européens ».