Après avoir survécu la veille à un vote de défiance organisé par son parti, la première ministre britannique Theresa May devait demander le 13 décembre aux dirigeants des Vingt-sept réunis à Bruxelles de nouvelles garanties concernant la clause de sauvegarde sur l’Irlande qui pourrait être déclenchée après le retrait de son pays de l’UE. Ce « filet de sécurité » prévoit de créer un « territoire douanier unique » englobant l’UE et le Royaume-Uni après la transition post-Brexit. Il ne s’appliquerait que si les négociations à venir sur les futures relations commerciales entre Londres et ses partenaires ne permettaient pas de garantir l’absence de frontière « dure » entre les deux Irlandes. Mais les « Brexiters » craignent un arrimage permanent du Royaume-Uni à l’UE.
La première ministre britannique avait reporté le 10 décembre le vote prévu à la Chambre des Communes – qui s’annonçait catastrophique pour elle – sur le projet d’accord sur le Brexit trouvé le 25 novembre par les Vingt-sept (1). Ce vote devra être organisé avant le 21 janvier.
Le 10 décembre, la Cour de Justice européenne, suivant son avocat général, a estimé que le Royaume-Uni est libre de révoquer unilatéralement la notification de son intention de se retirer de l’UE sans avoir besoin d’un accord unanime des autres États membres (2).
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(1) Voir n° 3670 du 03/12/18
(2) Voir n° 3671 du 10/12/18