Dans un avis du 30 novembre, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) recommande deux scenarii pour éliminer la brucellose dans les populations de bouquetins du massif de Bargy (Haute-Savoie). L’agence avait été saisie le 11 novembre par les services des ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique après la détection d’un cas de brucellose – une maladie bactérienne à éradication obligatoire, transmissible à l’homme – dans un élevage bovin. Elle a été chargée d’évaluer l’efficacité de différentes méthodes pour éradiquer « le plus rapidement possible » la brucellose dans la population de bouquetins.
Le premier scénario retenu requiert une cinquantaine de captures par an, doublées d’abattages préventifs ciblés sur des individus à risque. Le second prévoit l’abattage de 90 % de la population de bouquetins du massif en une année. Cependant, l’Anses émet des réserves sur la « faisabilité » de ce dernier scénario « qui, si elle n’est pas avérée, conduirait à de moins bons résultats ». « Ce changement pourrait conduire à des déplacements du nombre résiduel d’animaux vers d’autres massifs, déplacements difficilement observables du fait d’une surveillance rendue très difficile par ce faible nombre », souligne l’agence.
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Autre observation des experts : il semblerait qu’il n’y ait pas de contact direct entre les bouquetins et le bovin infecté. Des chamois pourraient être les vecteurs de la maladie, sans toutefois en être des hôtes permanents. C’est pourquoi, même si les chamois peuvent être porteurs de la maladie, il suffirait d’éliminer la brucellose dans les populations de bouquetins pour conduire à l’extinction de la maladie.