Abonné

Plan de développement Bruno Le Maire dévoile 4 pistes pour aider les éleveurs

- - 3 min

Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, ne cache pas sa « préoccupation » concernant les difficultés auxquelles sont confrontées les filières de l’élevage bovin et porcin. C’est ce qu’il a confié à des agriculteurs, réunis en assemblée générale de leur syndicat (FRSEA Nord Bassin Parisien), à Guichainville dans l’Eure, le 30 août. Il a évoqué quatre pistes de travail d’un plan de développement qu’il présentera au Space, à Rennes, le 14 septembre.

Bruno Le Maire a « une vraie préoccupation » pour les filières animales bovines et porcines. Elles ont « plus de difficultés » et ont donc besoin de « soutiens », a déclaré Bruno Le Maire lors d’un déplacement dans l’Eure, le 30 août. Quatre axes de réflexion sont à l’étude. En premier lieu, il s’agit d’« inciter le modèle économique de ces filières à être plus performant en permettant aux éleveurs de mieux s’organiser », a expliqué le ministre. Bruno Le Maire s’est dit conscient « des réticences culturelles » existant sur ce sujet mais il faut en passer par là, souligne-t-il. Autre piste de réflexion : « La question de la mise aux normes des bâtiments d’élevage pour le bien-être animal ». Ces exigences engendrent des « coûts élevés » pour les éleveurs. Un financement public pourrait aider les agriculteurs à réaliser cette mise aux normes d’ici 2013.

Des contrats « interfilières »

Alors que le prix des céréales est sur une pente ascendante, le coût de l’alimentation animale « bondit », a expliqué Bruno Le Maire. Pour faire face à ces éléments conjoncturels imprévisibles du fait de la volatilité des cours, le ministre souhaite privilégier « les contrats interfilières » entre le secteur des grandes cultures et de l’élevage. Ce qui permettrait d’avoir un coût de l’alimentation « stable ». D’autant que ce poste représente jusqu’à 60 % du coût final du produit pour un éleveur de porcs. Pour le ministre, « les contrats sont la bonne solution ». Il convient donc de les mettre en œuvre dès janvier 2011 comme la loi de modernisation le prévoit. Si l’interprofession laitière ne réussit pas à élaborer des modèles de contrats, « l’Etat reprendra la main », prévient Bruno Le Maire.
Un ministre également très « ferme » sur la question de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, qui permettrait à ces pays d’importer plus de viande dans l’Union européenne. « Nous n’avons aucun intérêt à brader nos intérêts », a-t-il souligné. Décidé à faire gagner « la bataille de la compétitivité » à l’agriculture, le ministre a évoqué la méthanisation dans le secteur de l’élevage, sujet qui est inclus dans les priorités du grand emprunt. Autre cheval de bataille de Bruno Le Maire, le coût du travail. « L’agriculture est le seul secteur économique ne payant aucune charge sur le travail occasionnel. Une mesure qui coûte chaque année 200 millions d’euros », a-t-il rappelé. Le ministre qui attend un rapport sur la question à la fin du mois, va « examiner toutes les solutions » y compris pour les secteur de l’élevage a-t-il promis.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.