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Forêt Bruno Le Maire pointe la division de la filière bois

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Pour relancer la filière bois française – très déficitaire –, le ministre de l’Agriculture appelle les structures syndicales à se réunir au sein d’une interprofession soudée. A l’occasion du lancement de la campagne de communication « Merci, la forêt », Bruno Le Maire a également indiqué qu’il était ouvert au dialogue pour trouver des modes de financements innovants afin de soutenir l’investissement en forêt et notamment la plantation.

«Il faut arrêter les querelles de clochers » dans la filière bois, a appelé Bruno Le Maire mercredi 6 avril lors de la conférence de presse de lancement de la campagne de communication « Merci la forêt » par France Bois forêt (interprofession de l’amont). « Nous avons le troisième massif forestier européen et pourtant nous sommes fortement déficitaires en bois (5,4 milliards d’euros). C’est inadmissible ! », a souligné le ministre de l’Agriculture. En proportion, l’Allemagne a autant de forêts que la France (sur une surface plus petite). La filière bois française représente 425 000 emplois. En Allemagne, ce sont 600 000 emplois qui gravitent autour de la forêt. « Nous pouvons inverser la tendance rapidement, mais pour cela il faut que nous passions d’une logique de confrontation à une logique de coopération au sein de la filière, a appuyé le ministre. Les interprofessions qui gagnent sont celles qui sont rassemblées ».
Actuellement, deux grandes interprofessions cohabitent au niveau national. D’un côté, l’amont de la filière (propriétaires, coopératives, ONF, première transformation…) réuni au sein de France Bois forêt, perçoit une CVO (cotisation volontaire obligatoire). De l’autre, l’aval de la filière vient de créer une nouvelle structure, France Bois industries entreprises (allant des scieries aux entreprises du bâtiment en passant par les fabricants de panneaux ou de pâte à papier) qui perçoit une taxe affectée. Enfin, l’aval de la filière bois énergie est réunie au sein du CIBE (Comité interprofessionnel du bois énergie).

Trouver des ressources complémentaires
Pour relancer l’investissement en forêt (notamment la plantation qui a fortement diminué depuis une dizaine d’années), le ministre a admis ne pas avoir le budget nécessaire. « Quand il y a peu d’argent public, il faut trouver des ressources complémentaires et je suis prêt à y travailler avec vous », a indiqué Bruno Le Maire, évoquant la rémunération du stockage de carbone par exemple. « Il n’est pas question de remettre en cause le régime forestier et le service public de la forêt. J’y suis défavorable », a par ailleurs assuré Bruno Le Maire. Depuis plusieurs semaines, les communes forestières et les personnels de l’ONF s’inquiètent des velléités du ministère des Finances de privatiser la gestion de la forêt française. « En retour, j’attends un équilibre budgétaire de la part de l’Office national des forêts (ONF) », a précisé le ministre. Le contrat d’objectifs entre l’Etat, l’ONF et les communes forestières pour la période 2012-2016 doit être signé d’ici le mois de juillet.

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