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Fruits et légumes Bruno Le Maire pour une commission d’enquête européenne sur les coûts

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Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire demandera prochainement à Bruxelles une commission d’enquête européenne sur les coûts du travail dans le secteur des fruits et légumes. C’est un des points qu’il a annoncés le 2 septembre, auditionné à l’Assemblée nationale par le groupe d’études « fruits et légumes », selon le député Jacques Remiller (Isère, UMP), président du groupe d’études.

Auditionné à l’Assemblée nationale par le groupe d’études « fruits et légumes », Bruno Le Maire a annoncé qu’il demandera prochainement à Bruxelles une commission d’enquête européenne sur les coûts du travail saisonnier. Cette démarche a pour but d’examiner officiellement les différences de coûts du travail dans le maraîchage et l’arboriculture dans les différents pays de l’UE et de passer au crible le travail au noir, courant chez certains partenaires européens. Le coût horaire « est de 13 euros en France, contre 7 en Espagne et 5 en Allemagne », a rappelé Bruno Le Maire. Ce dernier compte ainsi poser les premiers jalons d’une harmonisation européenne des coûts du travail. La question des différences de coûts du travail dans l’UE sera un point majeur de la table ronde des professionnels (producteurs et distributeurs) autour du ministre le 22 septembre.
Pour une redistribution de la taxe carbone aux serristes
Lors de cette audition devant 17 députés présents (nombre élevé pour une audition, a commenté Jacques Remiller), Bruno Le Maire a annoncé une démarche en faveur des serristes. Il devait se faire l’écho de la situation des agriculteurs, notamment des serristes, à une réunion de ministres prévue le vendredi 4 à l’Élysée à propos de la taxe carbone. « Il est, selon lui, impensable de prélever une taxe carbone sans un retour vers les producteurs. Il compte intervenir auprès du Premier ministre et du président de la République pour qu’une redistribution immédiate à l’euro près soit accordée notamment aux serristes », a précisé Jacques Remiller.
Par ailleurs, Bruno Le Maire a rappelé que l’interdiction des remises, rabais ou ristournes sans contreparties, pratiquées par la distribution, doit être respectée. Les « 3r », qui représentent 4 à 5% du chiffre d’affaires des producteurs, ne correspondent pas à un vrai service des grandes surfaces dans la distribution des fruits et légumes, a-t-il fait remarquer.
Enfin, concernant l’affaire des aides nationales épinglées par Bruxelles, il a souligné que les remboursements ne devront pas pénaliser les producteurs, et en aucun cas ceux qui sont en difficulté.
Le même jour, le député de l’Isère a remis à Bruno Le Maire le rapport sur « les nouveaux enjeux de la filière fruits et légumes » (1), qu’il avait déjà remis à la mi-juillet au Premier ministre François Fillon.
(1) Voir Agra-Presse Hebdo n° 3 212 du 20/07/2009, page 25.

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