Abonné

Bilan de santé de la Pac Bruno Le Maire promet le comité de suivi des grandes cultures pour avril

- - 3 min

Lors de l’inauguration de l’Odyssée végétale, au Salon de l’agriculture le 2 mars, le ministre de l’Alimentation a promis la mise en place du comité de suivi des grandes cultures pour avril. Il a également évoqué d’autres sujets, comme les difficultés que les agriculteurs rencontrent avec les surfaces allouées aux éléments topographiques.

Le comité de suivi des grandes cultures devrait voir le jour « dès le mois d’avril ». C’est ce qu’a promis Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, le 2 mars, à l’occasion de l’inauguration au Salon de l’agriculture de l’Odyssée végétale. Evoqué au printemps 2009 par Nicolas Sarkozy dans le cadre du bilan de santé de la Pac, ce comité était attendu depuis longtemps par la filière grandes cultures. Selon Christophe Terrain, vice-président d’Orama, il « aura beaucoup plus que du pain sur la planche ». Principale pomme de discorde : « Le prélèvement en décembre prochain de près de 20 % de nos soutiens », une mesure « que nous avons dénoncée depuis l’origine », car « nous n’avons jamais cru à des prix durablement hauts », a rappelé Christophe Terrain. Le professionnel a affirmé que son syndicat serait présent au comité « avec des éléments d’analyse et des propositions ». Parmi celles-ci : des mesures relatives au report des charges sociales, le prolongement de la mesure rotationnelle jusqu’en 2015, le maintien de l’exonération de taxe carbone pour les biocarburants ou l’intégration du soja dans le plan de relance des protéagineux.

Aborder « l’ensemble des questions qui fâchent »
Bruno Le Maire a précisé qu’il avait toujours « considéré légitime » le comité de suivi, qui va permettre d’aborder « l’ensemble des questions qui fâchent ». Mais le ministre ne s’est pas arrêté là. Il a également évoqué la question du respect des particularités topographiques, qui devront représenter en 2010 1 % de la SAU de chaque exploitation. Bruno Le Maire a signalé avoir obtenu « un point d’étape à la fin de chaque année » pour vérifier que les objectifs peuvent être atteints et pour « prendre les mesures d’adaptation nécessaires » en cas de besoin. Selon lui, la mesure est effectivement plus difficile à mettre en place lorsque les cours sont bas, compte tenu du manque à gagner occasionné. À propos des OGM, il a indiqué que si le HCB (Haut comité des biotechnologies) prenait une décision positive concernant la reprise des essais en plein champ, il ne voyait pas « pourquoi ne pas autoriser ces essais en conditions sécurisées ». 2010 doit en tout cas être « l’année où on reprend pied », selon le ministre… celle qui « redonne espoir et perspectives à l’ensemble des agriculteurs français ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.