«Je n’ai jamais dit qu’il fallait faire une pause dans le Grenelle », a lancé le ministre de l’Agriculture, le 19 octobre lors de la remise du grand prix de l’Afja. « Je pense simplement qu’il ne faut pas en rajouter car les agriculteurs ne pourraient pas le supporter », a tenu à préciser Bruno Le Maire. Il souhaite fixer « le cap d’une agriculture durable ». Cette agriculture « plus respectueuse des ressources » est un passage obligé selon le ministre face à l’augmentation des coûts de production car les prix des intrants sont à la hausse, a-t-il expliqué. « C’est une certitude, le coûts des intrants va augmenter plus vite que le prix de vente des produits agricoles », pointe-t-il. La solution n’est pas dans « le gigantisme des exploitations : je n’y crois pas d’un point de vue politique », affirme-t-il. Le « point d’équilibre se situe dans des exploitations de taille moyenne ». Le ministre a également précisé « qu’il n’était pas un fan des OGM » et que « cette technologie n’allait pas sauver la planète ». Par contre, « je suis un fan de la recherche agricole ». « Il faut garder notre niveau d’expertise », a-t-il conclu.
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