Les experts devant se prononcer sous peu sur un cas de suspicion d’ESB chez une chèvre abattue en France en 2002, Bruxelles envisage d’ores et déjà les mesures qui devront être prises si celui-ci est confirmé : dépistage renforcé et extension de la liste des matériels à risque.
Saisi de ce cas par la Commission de Bruxelles, un panel d’experts avait jugé nécessaire le 25 novembre dernier d’attendre la finalisation des analyses entreprises, prévue pour la fin janvier, avant de pouvoir se prononcer. Selon certaines sources, toutefois, la probabilité de la confirmation de l’ESB chez les caprins serait de 99 %.
Entretemps, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé qu’il n’y avait pas de risque de contamination du lait.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Au cas où l’ESB serait confirmée chez la chèvre abattue en France en 2002, Bruxelles pourrait proposer immédiatement au comité permanent européen de la chaîne alimentaire d’allonger la liste des matériels à risque spécifiés (MRS) des caprins devant être retirés du système de production. Seraient notamment inclus dans cette liste la tête, les amygdales, les organes de la cage thoracique et de la cavité abdominale, le tube digestif, les ganglions pré-fémoraux et pré-scapulaires des animaux quel que soit leur âge.
Bruxelles envisage également de renforcer la surveillance du cheptel caprin dans l’UE, au moyen d’un dépistage des animaux de plus de 18 mois.