La Commission européenne propose de réviser le programme d’aide alimentaire aux populations les plus pauvres de l’UE, en augmentant son budget annuel à 500 millions d’euros et en étendant le nombre de produits qui pourront être distribués. Des céréales de base, la gamme pourrait s’élargir aux fruits et légumes ainsi qu’aux huiles comestibles.
A partir de 2009, la Commission européenne propose d’augmenter de 300 millions d’euros à 500 millions d’euros le budget annuel du programme communautaire d’aide alimentaire dont ont bénéficié quelque 13 millions de personnes en 2006. L’Italie autour de 70 millions d’euros par an), l’Espagne et la France sont parmi les plus grands utilisateurs de ce programme L’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, Chypre, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Slovaquie et la Suède ne participent pas au programme.. La Commission propose également de laisser aux Etats membres le soin de décider la liste des produits à distribuer, selon des critères nutritionnels. Ce qui permettrait ainsi d’inclure en particulier les fruits, les légumes, les viandes ainsi que les huiles alimentaires dans cette distribution, limitée jusqu’à présent à certains produits de base comme le lait, le riz et certaines céréales. Quelque 43 millions de citoyens dans l’UE sont exposés au risque de la pauvreté alimentaire, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas se procurer un repas avec viande, poulet ou poisson tous les deux jours, selon la Commission européenne.
Davantage d’achats de nourriture sur le marché
Le programme d’aide alimentaire sera co-financé par le budget de l’UE et les Etats membres. Les taux de cofinancement de l’UE seraient de 75 % et de 85 % dans les États membres bénéficiant du Fonds de cohésion pour le plan 2010/2012 (essentiellement les nouveaux Etats membres). Par la suite, à compter du plan 2013/2015, les taux de cofinancement de l’UE seraient respectivement de 50 % et de 75 %. Les Etats membres sont libres de choisir de participer ou non au programme révisé. Un total de 19 Etats membres participent au programme actuel.
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Jusqu’ici les Etats membres sont seulement autorisés à utiliser les surplus agricoles pour les redistribuer aux banques alimentaires et autres organismes d’aide aux plus démunis, et – très exceptionnellement – à acheter de la nourriture sur le marché, mais il pourrait en aller autrement demain. En effet, en raison du niveau très bas des stocks (excepté pour le sucre), « le nombre de personnes dans le besoin a augmenté et les prix alimentaires ont récemment augmenté brusquement », note la Commission européenne. Le 22 mai 2008, le Parlement européen a adopté une résolution sur la hausse des prix des denrées alimentaires dans l’UE et les pays en développement, dans laquelle il a souligné le caractère fondamental du droit à l’alimentation et la nécessité d’améliorer « l’accès pour tous et à tout moment à une alimentation suffisante pour une vie active et saine ».