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Aides découplées Bruxelles autorise le versement anticipé des paiements directs

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La moitié des aides Pac au titre de l’année 2006 pourraient être versées dès le 16 octobre 2006, soit un mois et demi avant la date prévue. Le montant versé au 16 octobre atteindra 3 milliards d’euros.

Suite aux mauvaises conditions climatiques de ces derniers mois, la Commission européenne a décidé le 19 septembre d’autoriser les États membres à verser une avance sur l’aide découplée liée aux droits à paiement unique (DPU) ainsi que les aides animales couplées versées dans les Dom dans le cadre du Posei. La moitié du montant des aides directes dues au titre de l’année 2006 pourra être débloquée dès 16 octobre, soit un mois et demi avant la date habituelle (1er décembre). Cette mesure était réclamée avec insistance par la France. Cette mesure complète l’avance accordée la semaine précédente de 60 % sur la part communautaire de la PMTVA ainsi que le versement de la totalité de la part nationale de la PMTVA au 16 octobre. Pour faire face à la sécheresse, Bruxelles avait aussi autorisé cet été de nombreux pays à utiliser les terres mises en jachère pour nourrir le bétail.

Dans un communiqué, le ministère de l’Agriculture français précise que le paiement de cette avance « très importante pour les exploitants est rendue possible car le calendrier national de mise en place des DPU est parfaitement respecté ». Le ministère rappelle que l’année 2006 est, « pour 400 000 exploitants, à la fois l’année de mise en place des DPU et l’année du premier paiement de l’aide découplée ».

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Les syndicats satisfaits

Dans un communiqué, la FNSEA et les JA indiquent avoir obtenu une « bouffée d’oxygène » pour les agriculteurs. Les céréaliers par le biais d’Orama (AGPB, AGPM, Fop), se félicitent que le gouvernement ait pris la pleine mesure de leur situation. « Pour de nombreux producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux, la baisse des rendements et l’augmentation des charges ne pouvaient être compensées par la hausse des cours. Leurs trésoreries risquaient de se dégrader encore plus qu’elles ne l’étaient déjà », explique Orama dans un communiqué.

La FNPL (lait), quant à elle, espère que « les montants de cette avance seront à la hauteur des difficultés des producteurs et qu’aucun des bénéficiaires potentiels ne manquera à l’appel ». Pour la FNPL, cette avance ne doit pas occulter les « nécessaires accompagnements des producteurs de lait face aux conséquences de la réforme de la Pac ». Elle attend des pouvoirs publics « qu’ils prennent des mesures pour résorber les files d’attentes du plan bâtiments, qu’ils consolident les mesures herbes et qu’ils apportent des réponses concrètes aux besoins de la filière en matière de crédits d’orientation ».