Citée par les associations de protection de l’environnement dans un communiqué du 29 janvier, la Commission européenne aurait indiqué « aux autorités françaises, que le remplacement des trois ours tués semble a minima nécessaire ». Comme le rappelle le site de l’association Ferus, l’ours Cachou avait été empoisonné par un agent de l’environnement du Val d’Aran en avril 2020, suivi par un ours non-identifié mort par balle en Ariège début juin, puis l’ours Sarousse, mort accidentellement lors d’une battue au sanglier côté espagnol.
Fédérés autour du mouvement Cap-Ours, Ferus, FNE et le WWF ont alors écrit à la Commission le 8 janvier 2021 en lui demandant d’« intervenir auprès des États français et espagnols afin de remplacer les trois ours tués de la main de l’homme en 2020 ». Outre le remplacement, la Commission estimerait dans sa réponse qu’il est « de la responsabilité de l’Espagne et de la France d’engager des procédures pour établir les responsabilités des auteurs de ces actes », selon les associations.
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Les associations espèrent « que ce rappel à l’ordre de la Commission européenne sur les engagements des deux États vis-à-vis de la conservation de l’ours brun permettra, au-delà des discours, d’obtenir dans les faits le remplacement des ours tués et le respect des textes nationaux et internationaux en vigueur ».
Dans les départements concernés, l’idée est déjà refusée en bloc par les agriculteurs comme par les élus. « Le président s’était engagé à ce qu’il n’y ait aucune réintroduction, nous espérons qu’il respectera sa parole », a déclaré Jeanine Dubié, présidence de l’association des élus de montagne et députée Liberté et territoires des Hautes-Pyrénées à l’occasion d’une conférence de presse le 3 février aux côtés de chambres d’agriculture. « Avec la crise actuelle, j’ose espérer qu’il y a d’autres priorités que d’aller chercher des ours en Slovénie », a abondé Philippe Lacube, président de la chambre de l’agriculture de l’Ariège.