Le Comité permanent de la chaîne alimentaire a donné son feu vert à la fixation de limites maximales pour plusieurs substances toxiques présentes dans le café, le vin, le jus de raisin ou encore les huiles et le poisson.
Après l’avis favorable du Comité permanent de la chaîne alimentaire, le 13 octobre, la Commission européenne devrait adopter deux règlements qui limitent drastiquement la présence de certaines substances cancérigènes, mycotoxines ou contaminants, dans toute une série de produits alimentaires.
Il s’agit d’abord d’étendre à d’autres aliments la limitation pour les teneurs en ochratoxine A, une mycotoxine cancérigène. Des seuils existent déjà pour les céréales et les produits à base de céréales ainsi que les raisins secs. Ils devraient être établis très prochainement pour le café torréfié en grains ou moulu (avec un seuil maximal de 5,0 µg/kg), le café soluble (10,0 µg/kg), le vin (2,0 µg/kg) et les jus de raisin (2,0 µg/kg). Les services de la Commission de Bruxelles examinent la possibilité de fixer des seuils pour d’autres aliments contaminés par l’ochratoxine A.
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Substances cancérigènes
Les huiles et les denrées alimentaires soumises au fumage ou au séchage comme le poisson sont aussi concernées par les dernières décisions prises par le Comité permanent de la chaîne alimentaire. Celui-ci a ouvert la voie à l’établissement de teneurs maximales pour les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), notamment le Benzo(a)pyrène. Ces substances cancérigènes se forment au cours de la fabrication, du chauffage ou du séchage des produits. Les seuils de contamination fixés seront « les plus bas possibles », comme le préconise un avis du comité scientifique de l’alimentation humaine datant du 4 décembre 2002 http://europa.eu.int/comm/food/food/chemicalsafety/contaminants/out153_en.pdf . Des incidents ont déjà été détectés à cause des HAP, en particulier en 2001, après la contamination d’huiles végétales.