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Fruits à l’école Bruxelles inquiète le commerce européen des fruits et légumes

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Le commerce européen des fruits et légumes s’interroge sur les intentions de la Commission européenne qui a lancé une consultation publique sur les régimes de distribution de produits agricoles en vue de les rendre plus « efficaces ». Selon lui, il serait totalement prématuré de procéder de changer un système qui fonctionne, en tout cas pour les fruits.

«Nous examinons les options pour intensifier et améliorer l’efficacité de ces deux régimes », avait déclaré Dacian Ciolos au Conseil agricole de l’UE, le 28 janvier, date de lancement d’une consultation publique de la Commission européenne sur la révision des programmes de distribution de fruits et de produits laitiers dans les écoles. Il avait annoncé une proposition à ce sujet avant la fin de l’année et évoqué « la possibilité de créer un nouveau programme élargi » (1).
Dans une lettre adressée au commissaire à l’agriculture, les opérateurs de la chaîne d’approvisionnement de l’UE en fruits et légumes réunis au sein de Freshfel, ainsi que l’Assemblée des régions européennes fruitières, légumières et horticoles (AREFLH), l’Agence française pour la recherche et l’information en fruits et légumes frais (Aprifel) et l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), s’interrogent sur l’opportunité de la consultation publique et suggèrent de la reporter jusqu’à ce que les améliorations du régime de distribution de fruits dans les écoles discutées dans le cadre de la réforme de la Pac (hausse du budget pour les mesures d’accompagnement et du cofinancement) soient mises en oeuvre et évaluées et jusqu’à ce que l’examen prévu du régime de lait aux écoles soit « finalisé » (après l’été).
Selon les signataires, « envisager une plus grande intégration de ces régimes ou élargir la gamme des produits offerts entraverait les efforts de communication et remettrait en question le niveau élevé de protection de la santé des enfants ».
Enfin, la lettre adressée à Dacian Ciolos souligne la spécificité des produits et de la logistique des deux programmes, dont la fusion se ferait au détriment des impératifs de distribution propres aux produits périssables.

(1) Voir n° 3384 du 04/02/13

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