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Plantes textiles Bruxelles ne prévoit pas d’intervenir pour soutenir le secteur du lin

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En proie à de graves difficultés, le secteur du lin ne doit pas attendre de soutien de l’UE. La Commission européenne suggère à la filière de se tourner vers les Etats membres qui ont la possibilité d’accorder des aides nationales.

L’octroi d’un soutien exceptionnel sous la forme d’une aide au stockage privé pour les fibres longues, comme l’avaient demandé en mars dernier les organisations professionnelles, paraît exclu.

La Commission européenne, qui veut éviter des demandes similaires venant d’autres secteurs, fait valoir qu’il n’existe aucune base juridique pour octroyer une aide au stockage privé du lin. Mais elle souligne que, aux termes de la réglementation européenne, les Etats membres peuvent accorder des aides dites de minimis, c’est-à-dire exemptes de l’obligation de notification préalable à Bruxelles dans la limite de 200 000 euros sur trois exercices fiscaux. De plus, poursuit-elle, les Etats membres sont en droit d’accorder une aide maximum de 500 000 euros pour des entreprises ne se trouvant pas encore en crise au 1 er juillet 2008.

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La filière du lin dans l’UE est durement frappée par la crise financière mondiale depuis septembre 2008, en raison d’un ralentissement des ventes de fibres longues à la Chine, pays vers lequel 85 % de la production communautaire a été écoulée en 2007. Le potentiel de vente est passé de 120 000 tonnes en 2007 à 67 000 tonnes en 2008. La baisse de 11 % de la superficie en 2008 par rapport à 2007 n’a pas eu d’incidences significatives sur le niveau de la production qui a progressé de 24 % à 134 000 tonnes en raison de rendements élevés à l’hectare. Les milieux professionnels s’attendent donc à des stocks de 80 000 tonnes dans les dix-huit mois à venir.