Malgré les pressions de plusieurs acteurs de la filière de l’élevage et de l’Espagne pour la remise sur le marché des 5 millions de tonnes entreposées dans les silos publics, la Commission européenne a écarté pour le moment toute intervention dans le secteur céréalier pour faire face à l’envolée des prix, en particulier du blé. La situation dans l’UE ne peut pas être considérée comme tendue et la hausse des prix est due à la forte demande sur le marché mondial, explique-t-on dans les services agricoles de la Commission.
Lors du comité de gestion du 26 août, la Commission européenne n’a pas montré de signe d’inquiétude pour le marché céréalier dans l’immédiat. Selon elle, on disposera d’une image plus claire de la situation après la récolte de maïs, peut-être en octobre. L’Espagne aurait été le seul Etat membre à réclamer la remise rapide sur le marché des stocks d’intervention. Selon les dernières estimations des experts européens, la récolte céréalière dans l’UE-27 s’établirait entre 275 et 277 millions de tonnes et, sur cette base, en prenant en compte les importations et les stocks publics et privés, les disponibilités totales se situeraient à 340 millions de tonnes. Etant donné que les utilisations totales sont estimées à moins de 280 millions de tonnes, on ne peut pas parler de situation « tendue » sur le marché, indique un expert européen. La Commission souligne également que les exportations sont très élevées pour cette période de l’année. Une augmentation due principalement à l’interdiction des exportations russes, à la suspension de facto des exportations ukrainiennes (1), aux récoltes plus faibles qu’habituellement en Algérie et en Tunisie ainsi qu’à des ventes précoces à l’Egypte et à la Jordanie.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.