La Commission européenne est en train d'évaluer les domaines où l'action de l'UE pour promouvoir la durabilité et réduire les déchets et les pertes alimentaire est la plus nécessaire pour compléter et amplifier les efforts déployés aux niveaux national, régional et local . C'est ce qu'a laissé entendre le commissaire européen à la santé des consommateurs, Tonio Borg. Celui-ci a annoncé qu'une communication sur le développement durable du secteur alimentaire sera publiée dans le courant du deuxième trimestre de 2014.
Le commissaire européen, Tonio Borg, a indiqué que la Commission européenne met la dernière main à une analyse, entreprise en étroite collaboration avec les parties prenantes, les experts et les États membres, sur les moyens de réduire les déchets alimentaires sans compromettre la sécurité alimentaire. Cette investigation examine dans le même temps les possibilités d'actions de l'Union européenne qui viendraient compléter les efforts des Etats membres et des parties intéressées. Il a précisé que le « Groupe de travail sur les déchets des aliments dans le cadre du Groupe consultatif sur la chaîne alimentaire, santé animale et végétale », qui a été mis sur pied à cet effet, a débattu de cette problématique en octobre 2012 et en août 2013. Une consultation publique sur la question des déchets et des pertes alimentaires et les solutions qui pourraient être apportées a permis de récolter plus de 600 réponses en 2013. Le but de l'exercice étant d'examiner les bonnes pratiques, les obstacles et les possibilités d'action de l'UE qui peuvent aider à réduire les déchets alimentaires. Un grand nombre de solutions ont été abordées lors de ces rencontres, tels que le don des surplus alimentaires aux banques alimentaires, les dates sur les étiquettes, les circuits courts d'approvisionnement alimentaire, la bio-énergie, etc. Le commissaire maltais a précisé que la future communication de la Commission européenne sur la durabilité du système alimentaire devrait définir un cadre stratégique pour l'action des institutions européennes, des États membres et des parties prenantes. Ce cadre devrait inclure des options pour traiter la question des déchets alimentaires tout au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire, y compris au niveau du commerce de détail et au niveau de la niveau de la consommation. La Commission européenne prévoit de publier la communication sur le développement durable du système alimentaire ainsi qu'un rapport sur les résultats de la consultation publique dans le courant du deuxième trimestre de 2014.
APPEL PRESSANT DES EURODÉPUTÉS
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La Commission européenne a identifié le secteur de l'alimentation comme un secteur clé où l'efficacité des ressources doit être améliorée. Elle s'est engagée à évaluer la meilleure façon de limiter le gaspillage alimentaire tout au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire et à proposer des incitations pour réduire de moitié les déchets alimentaires comestibles dans l'UE d'ici à 2020. Dans une résolution qu'il a adoptée en janvier 2012, le Parlement européen a, lui aussi, appelé à une réponse urgente face au problème du gaspillage alimentaire tout au long de la chaîne d'approvisionnement alimentaire et de la consommation. Il a invité la Commission européenne à améliorer la sensibilisation aux travaux actuels du « Forum de haut niveau sur l'amélioration du fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire » et de la « Table ronde européenne sur la consommation et la production durables », ainsi qu'aux recommandations sur les moyens de lutter contre le gaspillage alimentaire. Les eurodéputés se sont en effet dits très préoccupés par le fait que, chaque jour, une quantité considérable de denrées alimentaires est traitée en tant que déchets, alors que ces denrées sont tout-à-fait comestibles, et que le gaspillage des denrées alimentaires entraîne tant des problèmes environnementaux et éthiques que des coûts économiques et sociaux. Ils posent des défis à la fois aux entreprises et aux consommateurs dans le marché intérieur. Ils ont demandé à la Commission d'analyser les causes qui incitent à jeter, gaspiller et mettre en décharge chaque année en Europe près de 50 % des denrées alimentaires produites, ainsi que les conséquences qui en découlent, et à veiller à ce que cette analyse se penche également avec précision sur l'ampleur d'un tel gaspillage et évalue ses conséquences économiques, environnementales, nutritionnelles et sociales. Aux yeux des députés européens, le gaspillage d'aliments a des causes diverses : la surproduction, le mauvais ciblage du produit (taille ou forme inadaptée), la détérioration du produit ou de l'emballage, les normes de commercialisation (problèmes d'apparence ou défauts d'emballage), la mauvaise gestion des stocks et les stratégies de marketing. Ils plaident pour l'adoption d'une politique coercitive du traitement des déchets concernant tous les maillons de la chaîne alimentaire en application du principe « pollueur – payeur ».