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Céréales Bruxelles plutôt satisfaite du déroulement de la campagne en cours

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Soutenue par plusieurs nouveaux Etats membres, l’Autriche, a réclamé sans succès, lors du Conseil agricole du 19 octobre à Luxembourg, des mesures particulières dans le secteur céréalier pour les pays enclavés. La commissaire européenne, Mariann Fischer Boel, a souligné que la législation européenne ne permet pas de favoriser un groupe de pays.

«La situation est sous contrôle » et « la Commission est prête à prendre en temps utile les mesures de gestion nécessaires », a indiqué Mme Fischer Boel, en réponse à l’Autriche qui a demandé un soutien spécial à l’exportation pour les pays ne disposant pas d’un accès naturel à la mer ainsi que l’ouverture de l’intervention sur le maïs en raison des récoltes importantes prévues dans les pays d’Europe central et oriental. L’Autriche, qui a reçu l’appui de la République tchèque, de la Hongrie, de la Roumanie et de la Finlande, souhaite également qu’une aide au transport des céréales à partir des régions enclavées vers le reste de l’UE soit prise en considération.

Satisfecit de la commissaire
Pour le moment « le marché fonctionne normalement », a indiqué Mme Fischer Boel aux ministres de l’agriculture. A la mi-octobre, 6, 6 millions de tonnes ont été engagées à l’exportation sans restitution. Les exportations européennes de blé se situent à un niveau particulièrement élevé, en dépit de livraisons moins importantes vers les marchés traditionnels de l’Afrique du Nord. Ainsi, des certificats à l’exportation ont été retirés pour 1,6 million de tonnes de blé au cours des quatre dernières semaines. Les exportations d’orge, en revanche, ont commencé à marquer le pas en raison de la très forte concurrence exercée par les pays de la mer Noire. Dans la plupart des Etats membres, les prix de l’orge destiné à l’alimentation animale sont proches voire au-dessous du prix d’intervention. Cela laisse présager des achats publics d’orge dès l’ouverture de l’intervention prévue le 1er novembre. Aucune limite quantitative n’est prévue pour l’orge.
Quant à une ouverture éventuelle de l’intervention sur le maïs, qui n’est pas prévue à ce stade, la Commission reste très réservée. La production européenne est estimée à 56 millions de tonnes, soit 6 % au-dessous de la moyenne des cinq dernières années. Les récoltes sont prévues en baisse en Hongrie à 6,5 millions de tonnes et en hausse en Roumanie à 8 millions de tonnes.
Les stocks d’intervention de l’ancienne campagne s’élèvent à 1,6 million de tonnes (orge 926 000 t, maïs 557 000 t et blé 77 000 t).

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