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Lutte contre la chrysomèle Bruxelles prend des mesures d’urgence

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La Commission européenne devait prendre le 24 octobre des mesures d’urgence visant à prévenir la propagation de la chrysomèle. Bruxelles entend faire face aux nouveaux foyers constatés dans les zones jusque-là indemnes pour l’éradiquer « dans des délais raisonnables ». Les États membres doivent s’y conformer dès décembre prochain.

« Risques de pertes économiques, d’une dépendance accrue à l’égard des insecticides, difficultés de trouver une culture alternative au maïs dans le cycle d’assolement » : l’étude communautaire « récente » qui motive ce plan d’urgence estime que la chrysomèle représente une « grave menace phytosanitaire pour la production communautaire de maïs » et démontre la présence dans l’UE des « principaux facteurs favorisant l’établissement » du coléoptère, tels que « l es conditions trophiques (relatives à la nutrition) et climatiques ».

Ainsi, la décision de Bruxelles prévoit que les États membres procèdent à des contrôles officiels chaque année et en transmettent les résultats à la Commission.

Le protocole de lutte

En cas de « nouveaux foyers apparus dans des zones indemnes », les États membres devront délimiter une « zone focale » de 1 km autour du champ où l’insecte a été capturé, une « zone de sécurité » de 5 km autour de cette première zone, et s’ils le souhaitent une « zone tampon » supplémentaire. Ensuite, principalement dans la « zone focale », Bruxelles préconise les moyens de lutte suivants : installer des pièges à phéromones sexuelles, veiller à ce que les végétaux et la terre provenant des champs infestés ne soient pas transportés, contrôler la présence d’insectes adultes, les sols et les mouvements du matériel, limiter la culture de maïs, mettre en place l’assolement, et utiliser les insecticides.

Bruxelles prévoit un premier bilan de l’application de ce dispositif pour février 2005 mais demande une « évaluation continue des effets des mesures et d’étudier des mesures complémentaires à prendre, le cas échéant ».

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Le projet de décision de Bruxelles relate les premiers signalements de la France et de l’Autriche en 2002 et rappelle que les zones infestées en Italie la même année faisaient l’objet d’une surveillance dans les zones de monoculture du maïs, les aéroports et les postes douaniers. Selon Bruxelles, les mesures d’éradication en Vénétie « semblent avoir fait la preuve de leur efficacité, les niveaux de population ayant baissé », tandis qu’en Lombardie et dans le Piémont de nombreux insectes adultes ont été capturés.

Le comité phytosanitaire a donné son aval le 26 septembre. Pour des raisons « d’ordre phytosanitaire », le représentant britannique s’est abstenu et son homologue autrichien a voté contre ce plan.

En 2000, la Communauté avait seulement pris des mesures de protection dans le cadre, très large, d’une directive « contre l’introduction d’organismes nuisibles aux végétaux et aux produits végétaux et contre leur propagation ».