Les Etats membres et la Commission européenne débattent au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire de l’UE du cahier des charges qui sera imposé à partir de l’année prochaine aux procédés de vinification pour les vins biologiques.
Lors d’une récente réunion les 19 et 20 novembre à Bruxelles, la Commission a présenté un compromis prévoyant notamment une réduction à 50 mg/l du taux d’anhydride sulfureux du vin (SO2) à la place de l’interdiction totale de certaines pratiques œnologiques. La Commission suggère également de reconsidérer certaines conditions concernant le traitement par la chaleur (maintien du droit de chauffer un vin bio à 73 degrés jusqu’en 2013) et utilisation de résines échangeuses d’ions comme méthode alternative au traitement par le froid pour stabiliser les vins vis-à-vis des précipitations tartriques. « Comme la première mouture présenté en octobre 2009, ce texte constitue un nouveau compromis politique qui sert les intérêts de l’industrie et dessert les vignerons indépendants qui cultivent leurs raisins mais aussi vinifient leur vin, déplorent les Vignerons Indépendants (France). Pour cette organisation, le droit de chauffer un vin bio à 73 degrés est « contraire à l’esprit de la réglementation européenne en matière d’agriculture biologique qui précise que tout doit être fait pour garder la vraie nature des produits ». « Or, indiquent les Vignerons indépendants, il est absolument indiscutable qu’une telle pratique détruit toutes les matières organiques naturellement présentes dans le fruit. »
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