Alors que la France réclame une aide au stockage privé de la viande bovine, la Commission européenne constate que les prix sont supérieurs à la moyenne des cinq dernières années, mais reconnaît la faible rentabilité dont pâtissent les éleveurs.
« Même si le marché communautaire de la viande bovine est stable, les producteurs sont confrontés à une faible rentabilité à cause des difficultés structurelles du secteur », a estimé le commissaire européen Phil Hogan lors du Conseil agricole des Vingt-huit, le 13 juillet. « Les prix sont au-dessus de la moyenne des cinq dernières années. Le Royaume-Uni et l'Irlande voient les prix augmenter, alors que ceux-ci sont au moins stables dans les autres États membres », a-t-il constaté, rappelant que les abats bovins ne sont pas couverts par l'embargo russe et peuvent encore être exportés.
La France a néanmoins considéré qu'il fallait envisager des mesures pour ce secteur, même s'il ne connaît pas encore une crise comme celui du porc (1). Elle a ainsi plaidé pour l'extension à la viande bovine du régime d'aide au stockage privé, pour une durée plus longue que celle fixée au printemps pour le porc.
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Selon un communiqué de son ministère, Stéphane Le Foll a insisté lors de cette réunion des Vingt-huit, avec le soutien d'autres délégations, sur « l'urgence à trouver des solutions européennes à la situation de crise de l'élevage ». Le ministre français a « obtenu de la présidence (luxembourgeoise) une nouvelle discussion sur l'état des marchés dès le Conseil informel de septembre sans attendre le Conseil d'octobre », précise le communiqué.