Après avoir demandé la levée de la clause de sauvegarde en France, en Grèce et en Hongrie, la Commission européenne a décidé de s’attaquer à l’interdiction de mise en culture du maïs OGM mise en place par l’Autriche. Par ailleurs, le député européen Kyösti Virrankoski va présenter un nouveau projet de rapport intitulé .
La Commission européenne va une nouvelle fois demander à l’Autriche de rouvrir ses champs à la culture du maïs OGM. Dans ses deux projets de décision, l’un sur le T25, l’autre sur le maïs MON 810, Bruxelles indique que l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments a conclu à l’absence de données spécifiques pour ce qui est des risques pour la santé humaine et animale et pour l’environnement justifiant l’invocation d’une clause de sauvegarde. Selon l’EFSA, les informations disponibles ne « corroborent pas » les arguments avancés par l’Autriche, la culture du maïs OGM T25 comme du maïs MON 810 n’étant « pas susceptible d’avoir des effets nocifs sur la santé humaine et animale ou sur l’environnement en Autriche ». La Commission estime donc que Vienne doit abroger ses mesures de sauvegarde. Pour contrecarrer l’exécutif européen, l’Autriche devra parvenir à constituer une majorité qualifiée contre ce projet.
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Nouveau rapport Virrankoski
Par ailleurs, le nouveau rapport sur les biotechnologies du député européen Kyösti Virrankoski sera examiné par la commission de l’agriculture du Parlement européen le 16 mars en vue d’un passage devant l’assemblée plénière en avril. « La biotechnologie est une branche moderne de la science », indique le député, soulignant que « les inventions et les applications existantes ne semblent que les premières étapes de cette évolution ». Il table sur une progression constante de la superficie des cultures génétiquement modifiées. « Au-delà des produits agricoles traditionnels (…), des produits agricoles entièrement nouveaux émergeront », écrit-il. Et de conclure : « L’adhésion à de bonnes pratiques d’agriculture biotechnologiques demeurera essentielle ». Le député critique fortement l’absence de règle européenne de coexistence entre les cultures conventionnelles et OGM : « La Commission a laissé cette question entre les mains des Etats membres (…). Les résultats ne sont pas très prometteurs ». Il regrette aussi que la « question assez opaque de la responsabilité » des agriculteurs en cas de contamination entre cultures ne soit pas tranchée. Cette responsabilité « peut entraîner des plaintes coûteuses à traiter et, de cette manière, décourager certains agriculteurs de se lancer dans la culture de produits génétiquement modifiés », écrit-il.