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UE/Pays en développement Bruxelles tire un bilan très positif de la facilité alimentaire de l’UE

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Dotée de 1 milliard d’euros sur trois ans, la facilité alimentaire créée par l’UE fin 2008 pour répondre à la flambée des prix alimentaires dans les pays en développement a amélioré les conditions de vie de plus de 59 millions de personnes dans 49 pays, et apporté un soutien indirect à 93 millions de personnes supplémentaires, selon un récent rapport de la Commission européenne. Elle a également permis de vacciner plus de 44,6 millions de têtes de bétail et contribué à former 1,5 million de personnes à la production agricole.

«Des chiffres tels que ceux-là parlent d’eux-mêmes. Aujourd’hui, je suis très fier de pouvoir annoncer qu’en seulement trois ans, notre facilité alimentaire a amélioré de manière incroyable la vie de millions de personnes. Seul un donateur de la taille de l’Union européenne peut faire une telle différence, et les résultats de ce projet montrent que nous restons les mieux placés pour apporter une réponse rapide, stratégique et ambitieuse sur le terrain lorsque le besoin s’en fait particulièrement sentir », a commenté le commissaire chargé du développement, Andris Piebalgs, à l’occasion de la publication d’un rapport sur la mise en œuvre de cet instrument créé en décembre 2008 par le Parlement européen et le Conseil de l’UE.
La facilité alimentaire, qui a cessé de fonctionner à la fin de 2011, était destinée à combler le vide entre l’aide humanitaire d’urgence et le développement à plus long terme. Dotée d’une enveloppe d’un milliard d’euros à dépenser sur trois ans (près de la moitié de ce montant fut dépensée en 2009), elle visait à accroître la production agricole dans 49 des pays les plus pauvres du monde en encourageant les producteurs à augmenter l’offre, afin d’aider ces pays à faire face aux effets de la volatilité des prix alimentaires sur les populations locales et de renforcer la capacité de production de denrées alimentaires, ainsi qu’à améliorer la gestion de l’agriculture.

232 projets

Deux tiers des 232 projets qui ont bénéficié d’un financement au titre de cet instrument concernaient la production agricole ou l’accès aux intrants (tels que les semences et les engrais). Les projets en question ont débouché sur une hausse de 50 % de la production en moyenne.
Autres éléments importants, les mesures axées sur l’alimentation et les mesures du type « filet de sécurité » ont représenté 35 % des projets. Quelque 138 millions d’euros y ont été consacrés et ont aidé les personnes les plus vulnérables, en particulier les femmes et les enfants.
D’autres méthodes étaient également prévues dans le cadre de la facilité alimentaire pour stimuler la production à petite échelle en fonction des besoins de chaque pays, comme le micro-crédit, l’investissement, l’équipement, les infrastructures et le stockage, ainsi que la formation professionnelle et le soutien aux professionnels du secteur agricole.
Les fonds disponibles au titre de la facilité alimentaire ont été acheminés par divers intermédiaires : 60 % sont passés par des agences des Nations unies, 20 % par des ONG et des agences des États membres, 6 % par des organisations régionales, et 12 % ont pris la forme d’un appui budgétaire.
425 acteurs non étatiques ou ONG ont contribué à la réalisation des projets, principalement dans les zones rurales ou difficiles d’accès, en participant à hauteur de 20 % au financement accordé dans le cadre des appels à propositions.

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