Le manque de réactivité de l'Italie face à l'épidémie de Xylella fastidiosa qui touche les oliviers de la régions des Pouilles a été pointé du doigt par la Commission européenne, lors du Conseil agricole du 16 mars. Afin d'éviter une propagation de la maladie, de nouvelles mesures d'urgence devraient être prochainement lancées, notamment l'arrachage obligatoire des plantes affectées
Bruxelles estime que l'Italie n'a pas fait assez pour lutter contre l'épidémie de Xylella fastidiosa qui affecte des oliviers dans la région des Pouilles (1). De nouvelles mesures vont donc être prochainement lancées. Le problème est qu'il n'y a pas, au niveau de l'UE dans le cadre de la législation sur la santé des plantes, au contraire de ce qui existe pour la santé animale, une obligation automatique de destruction des cultures affectées par une maladie. « Tous les arbres affectés doivent être arrachés », a néanmoins affirmé le commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, lors du Conseil agricole du 16 mars à Bruxelles.
L'audit effectué par les services d'inspection vétérinaire de la Commission en novembre 2014, confirme que la situation s'est dramatiquement détériorée depuis février 2014. « Les mesures européennes préconisées n'ont pas été appliquées et respectées de manière satisfaisante », déplore la Commission européenne. Un foyer de cette bactérie a été découvert en Italie en octobre 2003, dans les Pouilles, où les oliviers sont fortement infectés. Il s'agit toujours, pour le moment, du seul cas de présence avérée de cet organisme nuisible dans l'UE. Mais, étant donné que les mesures d'urgence mises en place n'ont pas été appliquées correctement, sa propagation au-delà de la zone délimitée de 241 000 hectares est hautement probable, estime la Commission. La vigne et les agrumes pourraient être en danger.
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Bruxelles prépare donc actuellement de mesures d'urgence qui devraient être proposées en Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (Scofcah) les 26 et 27 mars. Le commissaire européen se rendra prochainement sur place pour faire passer son message.
(1) Voir n° 3480 du 19/01/2015