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Qualité de l’air Bruxelles va s’attaquer à « l’utilisation excessive » d’azote

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Les députés européens ont adopté en seconde lecture, le 11 décembre, la directive sur la qualité de l’air. S’il concerne la plupart des activités économiques, ce nouveau texte va avoir un impact particulièrement important sur l’agriculture : il ouvre la voie à de nouvelles législations sur la composition des aliments pour animaux et l’utilisation des fertilisants.

Le secteur agricole, par le biais des élevages et de l’épandage d’engrais et de pesticides en particulier, génère une partie des émissions de microparticules dans l’air, responsables de certaines maladies respiratoires et de cancer du poumons. Les efforts devront être accrus dans les prochaines années pour réduire ces émissions. Celles-ci devront désormais être mesurées précisément par les Etats membres. Une valeur cible pour leur présence dans l’air ambiant va être fixée à 25µg/m3 de particules inférieures à 2,5 micromètres (PM2,5) en 2010. Cet objectif deviendra contraignant en 2015 et il sera abaissé à 20µg/m3 en 2020.

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Nouveaux règlements

Une grande partie des émissions d’ammoniac dans l’atmosphère est produite par les élevages bovins, porcins et avicoles ou par la pulvérisation d’engrais minéraux dans les champs. Les récentes réformes de la Politique agricole commune devraient permettre de réduire ces émissions, mais elles seront insuffisantes pour respecter les nouveaux critères de qualité de l’air, juge la Commission européenne. Dans les prochaines années, celle-ci indique qu’elle va donner la priorité à des mesures et des politiques à même de réduire l’utilisation excessive d’azote dans les champs. Cela, précise-t-elle, aura à la fois un impact positif sur le taux de nitrate dans l’eau et sur la présence d’ammoniac et d’oxyde nitreux dans l’atmosphère. Les pistes explorées par Bruxelles sont : le contrôle plus strict du niveau d’azote dans les aliments pour animaux et l’encadrement des quantités de fertilisants utilisées par les agriculteurs.