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UE/Mercosur Bruxelles veut arriver à un accord de libre-échange avec le Mercosur

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La négociation d’un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, redouté par les agriculteurs européens, se poursuivra au début de l’année prochaine lors de deux réunions, auxquelles participera notamment le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, l’une à l’occasion du sommet UE/Brésil, le 24 janvier à Brasilia, l’autre en marge du sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes, les 26 et 27 janvier à Santiago (Chili). La politique commerciale de l’Union sera à l’ordre du jour du sommet européen des 7 et 8 février 2013.

Les négociations commerciales entre l’UE et le Marché commun sud-américain (Brésil, l’Argentine, Paraguay, Uruguay) avaient repris en mai 2010 après six années de blocage. En juillet dernier, le Venezuela est devenu membre à part entière du Mercosur, un mois après que le Paraguay en ait été suspendu pour des raisons de politique intérieure. Une suspension confirmée par l’Union des nations sud-américaines (l’Unasur, qui regroupe le Mercosur et la Communauté andine) et qui sera maintenue jusqu’en avril 2013, date des prochaines élections dans le pays. Entretemps, par ailleurs, l’UE et l’Argentine ont accumulé les différends commerciaux, portant notamment sur les échanges de biodiesel (1).

Echange d’offres d’accès au marché

Au cours des deux réunions de janvier, « un des messages de l’Europe sera de s’engager pour que l’accord devienne enfin une réalité », selon le chef de la délégation de l’UE au Brésil.
La Commission estime que, « après deux années de travail technique, il est temps maintenant de procéder à l’échange d’offres d’accès au marché si l’on veut donner un nouvel élan aux négociations ». En mai 2011, une analyse des services agricoles de la Commission était venue confirmer qu’un accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur aurait un impact global « négatif » sur l’agriculture de l’Union, dont le revenu baisserait, selon les scénarios, de 0,5 % à 3,2 %. Cet impact se concentrerait « dans les régions vulnérables qui sont fortement spécialisées dans les productions les plus sensibles », surtout la viande bovine. Dans ce secteur, la réduction de la production pourrait dépasser les 150 000 tonnes et la diminution du prix au producteur atteindre les 8 % ou même plus.

(1) Voir n° 3377 10/12/12

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