La Commission européenne pourrait suggérer, dans le projet de règlement sur l’étiquetage des denrées alimentaires qu’elle doit proposer prochainement, de rendre obligatoire les informations nutritionnelles, y compris pour des boissons alcoolisées comme le vin. Elle compte aussi laisser une certaine latitude aux Etats membres dans la mise en place d’un label d’origine.
Le vaste projet de révision de la législation sur l’étiquetage des denrées alimentaires lancé par le commissaire européen à la santé Markos Kyprianou dès le début de son mandat, en 2004, devrait aboutir dans quelques semaines. Un projet de règlement est en cours de discussion entre les services de la Commission européenne. Il vise à simplifier et clarifier les normes qui encadrent les informations présentes sur les produits alimentaires et notamment à préciser davantage les informations obligatoires sur les emballages et celles qui ne le sont pas.
L’une des principales innovations devrait être l’obligation pour les opérateurs de fournir aux consommateurs des renseignements sur la composition nutritionnelle de leurs produits : la valeur énergétique, les niveaux de graisse, de sucre et de sel. Les marchandises vendues sans emballages ne devrait pas être concernées. En revanche, Bruxelles devrait suggérer d’imposer un étiquetage nutritionnel aux boissons de plus de 1,2 % d’alcool. L’ensemble de ces informations devraient être indiquées pour 100 grammes ou 100 millilitres, la mention par portion étant facultative.
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En l’absence de législation européenne, le commissaire européen à la santé, Markos Kyprianou, envisage de laisser aux Etats membres la possibilité d’imposer un étiquetage d’origine. Un tel label devrait correspondre au pays dans lequel la dernière « transformation significative » a été réalisée. En ce qui concerne les viandes, le lieu de naissance, d’engraissement et d’abattage devrait être mentionné. Ce nouveau règlement pourrait entrer en vigueur deux ans après son adoption.