La Commission européenne a proposé le 16 mars au Conseil des ministres de l’UE d’imposer des droits antidumping définitifs aux fraises fraîches, cuites ou congelées en provenance de Chine. Ces mesures, selon elle, se justifient pour protéger les producteurs européens, principalement polonais, d’importations massives à bas prix.
La Commission européenne, qui a introduit à partir du 19 octobre 2006 un droit antidumping provisoire pouvant aller jusqu’à 34,2 % sur les importations de fraises fraîches et congelées chinoises, recommande à présent aux Etats membres de pérenniser ces mesures antidumping à partir du 19 avril 2007. Elle propose d’imposer un prix minimum à l’importation d’environ 685 euros par tonne (avec des variations selon les produits), prix au-dessous duquel les opérateurs chinois devront payer une taxe correspondant à la différence entre le prix réel et le prix minimum à l’importation.
Dans son argumentation, la Commission note que les producteurs communautaires de fraises « ont subi un préjudice substantiel au cours de la période considérée et ont fait état de pertes à hauteur de 12,5 % du fait d’importations faisant l’objet d’un dumping ». Ces pertes ont été déclarées malgré le fait que l’industrie communautaire ait réduit ses coûts en diminuant le prix payé aux agriculteurs pour les fraises fraîches. Ce prix payé pour les fraises fraîches a été inférieur aux coûts de production des agriculteurs et il n’est donc pas tenable à long terme tant pour les producteurs de fraises que pour l’industrie communautaire, note Bruxelles.
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La Pologne comptait 96700 producteurs commerciaux de fraises fraîches en 2002, dont quelque 80 000 cultivant des fraises destinées à la transformation.