La Commission européenne a annoncé, le 2 juin, son intention de préparer une révision de la politique sanitaire de l’UE dans le domaine phytosanitaire. Comme elle l’a fait pour la santé animale, Bruxelles compte proposer une nouvelle stratégie de santé des plantes fondée sur le principe de prévention.
«Mieux vaut prévenir que guérir » sera, comme dans le domaine animal, le principe de base de la future stratégie de santé des plantes de l’UE, a indiqué la Commission européenne, le 2 juin, après avoir lancé une évaluation complète de la législation actuelle. Depuis 1977, précise l’exécutif européen, la règlementation européenne s’est mise en place au gré des crises, de l’apparition de nouvelles maladies, afin de les éradiquer rapidement. Il est temps, désormais, de revoir ce cadre juridique pour renforcer la politique de prévention en vue de promouvoir une agriculture durable et en environnement naturel sain, fait-elle valoir. Un exercice d’autant plus nécessaire que la mondialisation des échanges commerciaux et le changement climatique provoquent l’émergence, en Europe, de nouvelles maladies et de nouveaux parasites qui peuvent avoir de lourdes conséquences économiques.
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Dérogation pour l’étiquetage du bois de pin
Les experts européens sont particulièrement inquiets par la propagation sur le continent du nématode du pin, un ver microscopique qui s’attaque aux conifères et provoque la mort des arbres en quelques dizaines de jours. « Plus de la moitié des forêts de pins en Méditerranée risque de disparaître », s’alarme la Commission. Le Comité permanent de l’UE pour la santé des plantes a tout de même donné son feu vert, le 28 mai, à des dérogations temporaires aux mesures d’urgences prises pour faire face à ce fléau en faveur du Portugal quelques semaines auparavant Voir n°3201 du 04/05/2009.. Un délai supplémentaire est accordé pour la mise en place des contrôles officiels pour le bois en provenance de pays tiers « afin de ne pas perturber de façon disproportionnée le commerce ». Suite à la découverte de bois contaminé au Royaume-Uni, en Belgique et en Lituanie, les experts avaient décidé, le 24 avril, de durcir les contrôles officiels sur ces produits, « afin de réduire les risques de fraude ».