La multinationale américaine Bunge (agro-industrie et négoce de matières premières) a proposé à la Commission européenne, le 11 juillet, de céder des usines Viterra de trituration et de raffinage en Pologne et en Hongrie afin que l’Union européenne valide sa fusion avec le spécialiste du négoce de grains canadien (avec une valorisation de 34 milliards de dollars). La Commission européenne, qui a invité les deux groupes à s’expliquer à la suite d’une « notification préalable d’une concentration » le 21 juin, devrait rendre sa décision le 1er août après échanges avec des agriculteurs, des clients ou encore des entreprises rivales de Bunge et Viterra.
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L’américain avait racheté le canadien en juin 2023 pour 8,2 milliards d’euros (6,2 en actions, 2 en cash), afin de bâtir un géant de l’agro-industrie capable de rivaliser avec d’autres mastodontes du secteur comme Archer Daniels Midland, Cargill et Louis-Dreyfus. Viterra appartenait auparavant à un ensemble d’entreprises et de fonds d’investissements dont Glencore (entreprise anglo-suisse de négoce, courtage et extraction de matières premières) ou CPP Investments. Mais ce rachat inquiète l’autorité de concurrence de l’Union européenne sur les possibles conséquences de ce rapprochement sur son marché intérieur. En proposant ses ventes d’actifs à des États membres, Bunge et Viterra espèrent voir s’apaiser les craintes de l’UE en matière d’entente et d’abus de position dominante.