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Traiteur/Investissement CA Traiteur & Salaisons investit 27 M EUR sur cinq ans

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Repreneur de la filiale d’Aoste, Tradi Charcuterie, en mars dernier, le groupe CA Traiteur & Salaisons affiche ses ambitions sur le circuit traditionnel, sur lequel il occupe une place de leader. Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 250 millions d’euros sur son exercice 2007-2008, clos à fin mars. Son p.-d.g., Antoine d’Espous, ne tourne pas le dos à de nouvelles acquisitions mais se tournerait cette fois-ci vers l’étranger afin de doubler la part de ses ventes hors de France d’ici dix ans.

Depuis la reprise de Tradi Charcuterie au groupe Aoste en mars dernier Cf Agra alimentation n°2011 du 13/03/2008 page 24, le groupe CA Traiteur & Salaisons revendique la place de leader du marché de la charcuterie à destination du circuit traditionnel. « Avec un chiffre d’affaires global de 250 millions d’euros, nous sommes devenu le leader incontesté du marché de la charcuterie et des produits traiteur haut de gamme pour les détaillants et le circuit traditionnel, circuit qui croît de 2 à 3 % par an. Surtout présente en-dessous d’une ligne Strasbourg-Bordeaux, Tradi Charcuterie va nous permettre de mettre en place des synergies logistiques avec nos propres unités réparties principalement en-dessous de cette ligne », indique Antoine d’Espous, p.-d.g. de CA Traiteur & Salaisons. Son chiffre d’affaires est réalisé en majorité grâce au circuit de proximité, 5 M en RHF, 40 M en GMS sous la marque Sapresti et 5 % à l’export. Filiale de CA Traiteur & Salaisons, Loste Grand Saloir côtoie des groupes comme Stalaven, Davigel ou Pomona, et de nombreux grossistes régionaux, « qui vont devoir se tourner vers la production », selon Antoine d’Espous, pour survivre.

Une production de 22 000 tonnes

Ayant récupéré trois plates-formes logistiques et deux usines (Les Salaisons du Douesy et Peyrolles) avec l’acquisition de Tradi Charcuterie, CA Traiteur & Salaisons entame un programme d’intégration sur deux ans de l’ensemble des forces de vente et de la production. Le groupe possède désormais huit sites industriels répartis en Bretagne, en Haute-Loire, dans le Maine-et-Loire, dans le Lot, dans le Tarn-et-Garonne, notamment. Le groupe a ainsi prévu un programme d’investissement de 27 millions d’euros sur cinq ans pour augmenter ses capacités de production. 10 M EUR seront alloués à la reconstruction de l’usine de Montauban, détruite par un incendie il y a à peine un mois. Son usine basée à St-Florent-le-Vieil bénéficie actuellement d’un investissement de 7 M EUR, les dix autres millions d’euros seront répartis sur les différentes unités de production du groupe. L’objectif est d’augmenter la production de 2000 tonnes à 22 000 tonnes « en récupérant les tonnages principalement de plats cuisinés, jusqu’à présent sous-traités », précise Antoine d’Espous. Le groupe reste toutefois un important acteur de la sous-traitance pour la fabrication de produits régionaux spécifiques.

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Concept de restauration

Le groupe entend également doubler, en dix ans, ses ventes à l’export qui représentent, à l’heure actuelle, 5 % de son chiffre d’affaires total. Doté de deux filiales, l’une en Grande-Bretagne, l’autre à Dubaï, aux Emirats arabes unis, CA Traiteur & Salaisons pourrait réaliser, à terme, de nouvelles acquisitions dans d’autres pays. « Pour maîtriser la distribution, comme en France où nous sommes à la fois fabricants et distributeurs, nous envisageons d’acheter des grossistes, notamment dans les pays européens », explique le p.-d.g., qui précise toutefois qu’il n’y a aucun projet en cours pour le moment.

Parallèlement, Antoine d’Espous compte développer plus avant son concept de boutiques proposant une restauration à emporter ou sur place, baptisé Gus L’atelier Gourmand. Il souhaiterait développer ce concept créé il y a deux ans en franchise en France, comme à l’étranger. Sur son exercice 2008-2009, le groupe table sur une croissance de 3 %.