2005 se termine au pas de charge alors que tant de dossiers majeurs étaient restés en suspens. Les dénouements attendus (et même les plus improbables) viennent de se produire, que ce soit pour la réforme de la loi Galland, les négociations de l’OMC ou le débat budgétaire de l’Europe. Mais la plupart des compromis adoptés ne sont pas vraiment un cadeau. Au point que les industriels et les distributeurs s’attendent à souffrir davantage en 2006, et que les professions qui sont liées à la PAC ne savent plus si la préférence communautaire aura encore un sens à l’approche de 2013. L’ouverture des frontières balaiera certains, d’autres trouveront des matières premières à meilleur coût, mais tous ne pourront survivre faute de soutiens pour les agriculteurs qui étaient à leur porte, ni exporter faute de restitutions. Et l’on n’est pas loin d’un marché de dupes pour le grand export puisque l’OMC n’a pas amélioré –faute même d’avoir abordé le sujet– les règles du jeu au regard de la protection des marques et des appellations. Les nouvelles venant des entreprises ne sont pas moins importantes et en phase avec la nouvelle ouverture des marchés. L’alliance en produits frais entre Lactalis et Nestlé crée un nouveau «grand européen» avec la famille Besnier aux commandes; elle doit aussi éviter à la multinationale suisse d’afficher dans cette activité des scores devenus trop médiocres. Quant à l’annonce d’un mariage entre Marie Brizard et Belvédère, deux nains à l’échelle du marché mondial des spiritueux, c’est une réplique, de loin, à la récente montée sur le podium de Pernod Ricard. Mais cela n’épargne pas des inquiétudes pour les salariés tant de Nestlé France que de la vieille maison bordelaise…
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