L’Anses s’est dite ouverte à la possibilité de mener une « expertise sanitaire sur les pratiques de production » de l’agriculture bio en lien avec l’imprégnation au cadmium, d’après un courrier à la Fnab (agriculteurs bio) envoyé le 1er avril. Pour rappel, la Fnab a critiqué certaines conclusions du rapport de l’Anses sur le cadmium, publié le 25 mars. L’agence a, par exemple, jugé l’agriculture bio « potentiellement tout aussi impactée que l’agriculture conventionnelle par la présence de cadmium », sachant que les engrais minéraux phosphatés et les autres fertilisants en cause sont également autorisés en bio. La Fnab a contesté cette assertion le 30 mars, déplorant que cela revient à dire que le bio « n’apporterait pas de plus-value par rapport à l’agriculture conventionnelle », et indique que cette conclusion « porte un préjudice important à notre filière ». L’Anses répond que son expertise n’a pas porté sur une « comparaison » entre les « contributions respectives » du bio et de l’agriculture conventionnelle.
L’agence propose ainsi à la filière bio d’échanger avec ses équipes afin de répondre aux interrogations. Elle se dit également ouverte à une réflexion sur la possibilité d’une expertise sanitaire portant spécifiquement sur les pratiques de production de l’agriculture biologique. Les interrogations de la Fnab ont d’ailleurs en partie justifié la demande émise par des sénateurs PS le 2 avril de l’ouverture d’une commission d’enquête sénatoriale. « Au-delà de l’enjeu sanitaire et environnemental, il semble […] demeurer des zones de flou qui mériteraient un travail d’investigation et de clarification », estiment les socialistes dans leur courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, initié par le sénateur de Moselle, Michaël Weber, et signé par le président du groupe socialiste Patrick Kanner.
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Les sénateurs PS réclament une commission d’enquête.
KC avec AFP