Abonné

Calamités agricoles déclarées en Guadeloupe et en Martinique

- - 3 min

Après la Martinique, la Guadeloupe a obtenu la reconnaissance de l’état de calamité agricole pour sécheresse exceptionnelle au printemps. Avec des pertes de récolte estimées à 19,8 M€.

L’ensemble de la Guadeloupe a obtenu la reconnaissance de l’état de calamité agricole pour cause de sécheresse exceptionnelle ayant sévi « d’avril à mai 2020 », informe la Daaf du territoire d’outre-mer sur son site web. Le préfet de région a signé l’arrêté préfectoral correspondant le 31 août, les agriculteurs sinistrés ont jusqu’au 12 octobre pour déposer leurs déclarations de dommages.

Les productions concernées, pour pertes de récolte uniquement, et indemnisables dès 2020 sont l’apiculture, l’arboriculture (dont la vanille), la banane, les cultures vivrières, le maraîchage et les prairies. De plus, « le taux moyen de l’aide ne pourra excéder 30 % des pertes de récolte », indique la Daaf. Les producteurs sinistrés sont éligibles à deux conditions. D’abord, ils doivent accuser un niveau de perte d’au moins 25 % du tonnage de référence (36 % pour la banane). Ensuite, ils doivent avoir perdu au moins 13 % de leur chiffre d’affaires annuel.

22,5 M€ de dommages en Guadeloupe

Toujours selon la Daaf de Guadeloupe jointe par téléphone, les pertes de récolte s’élèveraient à 19,8 M€, sans préjuger des pertes dans les champs de canne qui ne seront évaluées qu’à l’issue des campagnes sucrière et rhumière 2021. Quant aux pertes de fonds, elles atteindraient 2,7 M€ et concernent les bananeraies, l’élevage et la production apicole. Ces estimations résultent d’une mission d’enquête menée par la Daaf, la Direccte, la chambre d’agriculture, les syndicats agricoles et les interprofessions, et de visites de terrain dans quarante-cinq exploitations représentatives de l’agriculture guadeloupéenne, précise la Daaf.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Guadeloupe
Suivi
Suivre
sécheresse
Suivi
Suivre

Le 20 août, l’ensemble de la Martinique avait déjà obtenu la reconnaissance de l’état de calamité agricole pour dommages causés par la sécheresse entre le 1er mars et le 31 mai 2020. D’après l’arrêté préfectoral correspondant, les productions concernées, pour pertes de récolte uniquement, sont le maraîchage, l’arboriculture, les pâturages, la banane export et l’apiculture. D’après les premières estimations, les pertes de récolte seraient de 40 à 80 % sur au moins 11300 ha et les agriculteurs ont demandé un plan d’aide de 15 M€. Les exploitants sinistrés ont jusqu’au 1er octobre pour déposer leur demande d’indemnisation. Après réception des dossiers instruits par la Daaf de Martinique, le ministère des Outre-mer disposera d’un mois pour réunir le comité interministériel du fonds de secours (CIFS), chargé de la répartition et de l’attribution des aides.

Pour ces deux départements, les pertes de récolte seront indemnisées par le fonds de secours pour l’outre-mer (FSOM), et les pertes de fonds via le 2nd pilier de la Pac (Feader).

« Une sécheresse exceptionnelle »